Cadeau de dernière minute ?

 

Eric Salmon

Eric Salmon

 

L’ABC DE L’ENNEAGRAMME d’Eric Salmon

Dans la masse des livres consacrées à l’ennéagramme, on peut légitimement se poser la question de savoir par lequel commencer…

ABC

 

La réponse est claire : il s’agit de l’ABC de l’ennéagramme d’Eric Salmon. Extrêmement lisible, l’ouvrage donne les principales informations sur l’outil et propose un descriptif par type qui est agrémenté par de savoureux dessins qui en disent parfois plus long qu’un long discours.

A l’usage, on se rend compte que ce livre qui joue la carte de la simplicité et de la modestie est très complet, très dense et très commode. C’est sans doute le secret de sa réussite.

Ouvrage de base à garder sur sa table de chevet, je conseille toujours à mes stagiaires d’y revenir régulièrement. Ce livre est le fruit d’une expérience d’animateur et cela se sent par son caractère vivant.

Même si je pense que rien ne peut remplacer une approche expérimentale par un stage selon la tradition orale, ce livre sera idéal pour accompagner un débutant sur ce chemin de l’ennéagramme.

Joie !

France

JOIE !

par France

Grand, grand merci pour cette belle formation.

C’est un vrai régal d’apprendre, de rentrer dans le profond mystère de « qui suis-je? » et « qui est mon frère? », comment se connaître et connaître les autres…

L’ennéagramme nous offre à la fois des repères, des pistes, mais il ouvre aussi de nouvelles questions et nous entraîne dans une dynamique de la relation passionnante.

Joie pendant ces deux jours de découvrir de nouveaux visages, joie de voir combien chacun est unique et précieux, complexe, joie de partager ensemble, joie de voir remonter en moi tant de moments de ma vie, joie de voir que mon histoire n’est pas un hasard et qu’elle a du poids, que tout est relié, joie de rencontrer le couple formidable que vous êtes, d’entendre une voix tantôt féminine, tantôt masculine, joie de la complémentarité…

Désir d’aller plus loin, plus profond dans ce sacré mystère de notre existence et des relations que nous tissons les uns avec les autres… Merci encore.

Une nouvelle ère pour l’ennéagramme

 

Platon et Aristote par Raphaël

Platon et Aristote par Raphaël

LE SUCCES DES PREMIERES RENCONTRES CHRETIENNES DE L’ENNEAGRAMME

 

Plus de 950 personnes se sont pressées à Saint-Etienne, le week-end des 9, 10 et 11 novembre 2013 pour les premières rencontres chrétiennes de l’ennéagramme, organisées par le diocèse de Saint-Etienne en partenariat avec l’hebdomadaire La Vie.

Conférences, tables rondes en séances plénières et ateliers : on ne s’est pas ennuyé à Saint-Etienne ce week-end là et l’on n’a même pas eu le temps d’aller à Geoffroy-Guichard voir l’Olympique lyonnais battre une fois de plus son rival stéphanois dans le derby…

Disons-le d’emblée : il y aura un avant et un après ces RCE. Et ce pour trois raisons. Tout d’abord l’affluence autour de cet événement a montré une attente profonde de beaucoup de chrétiens à une articulation entre leur vie de foi et leur souci de connaissance de leur psyché. Du fait de certaines dérives dans certaines communautés qui ont trop confondu le psychologique et le spirituel, on a eu trop tendance à ériger une séparation rigide entre ces domaines qui, bien que devant être distingués, ne sont pas moins à articuler, sauf à nier l’unité de la personne, corps, âme et esprit. Il existe chez beaucoup de chrétiens qui sont familiers de tel ou tel outil de développement personnel, ou qui travaillent sur eux avec telle ou telle thérapie, un désir profond d’articuler ce cheminement avec celui de leur foi en Jésus-Christ sauveur.

Ensuite, il est évident que ces RCE auront servi à ancrer l’ennéagramme dans une démarche anthropologique et éthique rigoureuse. Les remarquables interventions de Norbert Mallet et Pascal Ide ont mis en lueur que cet outil n’est absolument pas condamné, comme l’ont dit certains détracteurs qui ne l’ont abordé que de manière livresque et hâtive, à se couler dans une vague ésotérique. Au contraire, ce que ces RCE ont montré, c’est que l’ennéagramme peut et doit s’arrimer solidement à une éthique des caractères, par exemple celle d’Aristote, et à une anthropologie chrétienne, pour donner le meilleur de ce qu’il peut apporter. En effet l’ennéagramme, en tant qu’outil de connaissance de soi et levier de changement, ne peut donner toute sa fécondité que si l’on a conscience qu’au plus profond de notre moi se loge Celui qui nous dépasse infiniment, Dieu, et que si l’on accepte avec modestie que tout notre chemin d’évolution ne se fera pas qu’avec nos propres forces, même renouvelées par cet outil, mais sous l’impulsion de l’Esprit qui nous guide et nous éclaire.

Enfin, et c’est pour nous une grande joie, ces RCE auront marqué un tournant décisif dans la réception de l’ennéagramme au sein de l’Eglise catholique. Les mots chaleureux de Monseigneur Lebrun, évêque de Saint-Etienne, nous ont profondément émus. Il ne s’agit pas de sanctifier l’ennéagramme comme il l’a dit avec humour, mais de nous lancer résolument, en tant que chrétien, dans le travail personnel avec cet outil et dans sa diffusion.

Pour nous, Valérie et François, qui depuis quelques années travaillons avec l’ennéagramme dans cette perspective de l’articuler avec une éthique aristotélicienne et avec notre foi chrétienne, ces RCE viennent nous confirmer dans notre intuition et nos choix assumés : livrer l’ennéagramme comme un outil neutre, dans le cadre de la tradition orale, et le transmettre en le liant à la foi de l’Eglise catholique. Car pour nous, l’ennéagramme n’est qu’un outil qui permet à chacun de desserrer l’étau de sa prison intérieure, pour créer une ouverture par laquelle la grâce pourra mieux passer et faire son œuvre de sanctification.


Père Jean : des journées bénies !

federico-barocci-tete-de-jeune-moine-penchee-en-avant-n-7230531-0Retour de session du Père Jean, prêtre et religieux

« La session Ennéagramme que j’ai suivie en mars 2013, a été pour moi une lumière et un encouragement, jetés sur le passé, le présent et l’avenir.

Elle a éclairé le passé en me faisant prendre conscience des mécanismes de fermeture et des défauts propres à ma base, ce qui a été une source de paix.

Pour le présent, j’ai vécu la session dans une grande sérénité et une joie profonde, presque avec euphorie.

Certes, je n’oserais pas dire que ce fût là une grâce particulière du Saint-Esprit, mais certainement un don de Dieu, qui a marqué mon existence plus que beaucoup de retraites spirituelles.

Quant à l’avenir, la session m’a proposé quelques directives simples pour éviter les écueils propres à mon type et progresser dans la pratique des vertus correspondantes. Si, à ce jour, rien d’extraordinaire ne s’est accompli en moi, les fruits de la session mûrissent peu à peu et continuent d’éclairer ma route.

Quoi qu’il en soit, je garde, de cette session, un souvenir ému, particulièrement du climat de vérité qui a permis à chacun de s’exprimer en toute honnêteté face à soi-même, aux autres et à Dieu.

En bref, des journées bénies pour mieux se connaître et mieux vivre notre vocation humaine. »

Le lion : métaphore de la base 8

154953_145397025510588_5476222_nLE MONDE DU LION

par Axelle, de base 8

Au commencement, une affaire de territoires…

Nous les les lions, nous avons chacun un territoire, plus grand que celui des autres et bien défendu. Il est en effet entouré de hauts remparts en granit avec sur le haut des tourelles des catapultes. Au centre de son territoire, le lion règne. Il règne avec dans sa main droite un glaive brandi ou rangé dans son fourreau, c’est selon…

lionEn face, les autres animaux possèdent un territoire rikiki, mal défendu par des barricades en bois vermoulu et eux mêmes sont ridiculement armés d’un couteau à bout rond en plastique. Par conséquent nul ne peut envahir notre territoire mais il nous est aisé d’envahir le territoire d’autrui.

Si quelqu’un nous cherche noise, nous bondissons à la vitesse de l’éclair sur le territoire de l’autre afin de le neutraliser, de le mettre hors d’état de nuire. Sachez bien qu’un lion aussi apaisé et doux soit-il devenu, aussi saint, consacré à la protection des autres, aura toujours, toujours marqué sur son front : « tu ne peux pas envahir mon territoire, en revanche, si tu cherches à me nuire, je peux envahir le tien et te mettre en charpies ». Même quand nous nous promenons tranquillement dans la savane, en pattes de velours, saluant avec chaleur tous ceux que nous rencontrons, nos griffes rétractiles demeurent prêtes à sortir, au cas ou. Le postulat de base est simple et nulle vanité n’est à la source de ce constat : nous les bébés lions, nous naissons comme cela et nous nous sentons rassurés pas ce sentiment jouissif de puissance, cela nous donne l’impression de n’avoir peur de rien et que le monde nous appartient…

Les autres animaux nous reprochent nos fortes colères et nombre de gazelles se plaignent amèrement d’avoir été dévorées… Mais pourquoi aussi nous poussent-elles à bout ? Ce monde est peuplées de gazelles inconséquentes qui nous poussent à bout et viennent ensuite pleurnicher et jouer les victimes et parfois même se lancer dans des représailles d’une lâcheté pitoyable, ah là là !!! (Oui, c’est comme ça qu’un lion pense…)

Sérieusement, je vais vous dire ce qu’est une colère de lion : une colère de lion, c’est un boulet de canon qui part avant même que nous ne puissions l’interrompre. C’est un problème !

Dans un combat contre nous, l’autre est cruellement blessé parce que son territoire a été envahi et qu’il se retrouve griffé, voir dévoré, anéanti. Certains autres animaux en colère, d’une colère aussi forte, ne font que défendre leur territoire, ils se sentent ensuite blessés par le combat car on a attenté à leur intégrité. Ils se sentent justes, dans leur bon droit. Colère offensive contre colère défensive, ce n’est pas la même chose…

Le lion ressort indemne de sa colère car son territoire est demeuré inviolé et il se sent coupable car il sent qu’il a bafoué le territoire d’autrui…. Moi, lionne hypersensible, je ressens alors une forte culpabilité mais un autre lion plus éloigné de sa sensibilité peut juste ressentir un petit malaise… vite masqué par une nouvelle colère : il en veut à l’autre de l’avoir poussé à le blesser ! Car un lion gentil ne veut pas blesser. Si un lion se sent indifférent ou même satisfait après un combat, il faut faire attention : ce lion est en train de devenir dangereux, il risque de devenir un lion méchant, insouciant de sa force de frappe et jouissant de son pouvoir d’écrasement.

Le lion est blessé par les conséquences du combat : certaines gazelles ne veulent plus le revoir !!! Un lion gentil est souvent en train de demander pardon… Et par quoi est provoquée la colère du lion ? Bien souvent par un intolérable sentiment d’impuissance, aussitôt rejeté, toutes griffes dehors.

Nous les lions, nous savons bien qu’il se promène sur la Terre des créatures « armées » et des créatures « désarmées », des animaux qui ont des griffes et des crocs pour se défendre et d’autres qui n’ont que des poils et des plumes ou même qui sont nues !!! (abomination de la désolation…). Ceux qui ne peuvent pas se défendre sont la proie des panthères noires et cela arrive parce que la Terre est peuplée en grand nombre d’un certain animal qui laisse faire les panthères noires au lieu d’intervenir. Nous appelons ces animaux lamentables des « moules cuites ». Nous ne pouvons pas les sentir, nous les vomissons. Nous aimerions en faire de la chair à pâtée et les manger en sauce au poivre. Nous, nous sortons les griffes pour défendre la moindre créature sans défense qui a besoin d’aide devant nous et nous souffrons grandement de penser qu’il existe sur la Terre une si grande quantité de créatures nues qui n’ont pas de défenseurs.

On nous trouve courageux car nous prenons aisément des risques, parfois trop de risques aux yeux des autres mais nous somme très bien guidés par notre flair légendaire : nous sentons à qui nous avons affaire à chaque rencontre, nous sentons ou il y a de l’eau et si cette eau est toxique ou non, nous sentons quel chemin est le plus adéquat dans la savane…

Nous avons une grande faculté de neutraliser une créature féroce également par la douceur, eh oui ! En effet, surtout si nous avons appris à devenir maître de nos griffes et de nos bonds, nous sommes capables d’intervenir tranquillement au cœur d’une mêlée de loups déchaînés et de calmer le jeu. Rien de tel qu’un lion serein et maîtrisé pour imposer un calme souverain. Sauvages, nous savons apprivoiser les animaux sauvages.

Mais la plupart du temps, la vie se déroule en faisant patte de velours, dans la joie de se rencontrer et de vivre des choses fortes avec nos compagnons : aller chasser ensemble, manger, conquérir de nouveaux territoires, jouer, faire des petits et se prélasser au soleil… Oui, nous aimons la vie, nous aimons férocement la vie, nous aimons férocement aimer et tenir l’élu de notre cœur dans nos bras, nous aimons férocement jouir de notre liberté, nous aimons férocement manger, boire, acquérir de nouveaux savoirs, connaître de nouveaux mondes, nous avons faim, nous avons faim de tout. Inutile de dire que lorsque nous avons décidé de manger quelque chose, nous sommes prêts à tous les combats pour l’obtenir mais bien souvent il y a reddition avant même que nous ayons besoin de nous battre… Quant à ceux qui songent à se mettre en travers de notre route, il va sans dire qu’ils risquent gros.

Sommes-nous vraiment courageux ? Si le courage est de surmonter sa peur, bien souvent nous ne le sommes pas malgré les apparences car il est rare que nous sentions la peur à l’extérieur de nous. En effet, l’Ennemi est à l’intérieur. Oui à l’intérieur de nos solides murailles, demeurent une créature cachée qui nous terrifie.

Là se trouve notre peur véritable, celle que personne ne peut voir de l’extérieur et que nous mêmes ne regardons pas. Nous pensons qu’elle est tellement dangereuse que nous avons décidé d’ignorer totalement son existence.

Quant un lion est en quête de vérité, il décide de parcourir enfin son propre et vaste territoire et il découvre qu’il existe au cœur de chez lui une forêt inconnue ou habite une créature terrifiante. Là se pose le choix : pénétrer au cœur de la forêt touffue afin d’affronter cet Ennemi ou se détourner de l’aventure et rester tourné vers l’extérieur, en sécurité. Si le lion relève le défi de pénétrer à l’intérieur de lui-même, il découvre ce que c’est que le vrai courage, chaque pas vers l’Intérieur le terrifie d’avantage et il n’est pas rare qu’à ce stade le lion devienne plus agressif qu’il ne l’est à l’ordinaire ! Peu habitué à la sensation de peur, il réagit contre elle par la colère. C’est le temps du Vrai Combat.

Enfin, il arrive, il sent qu’il arrive au cœur et il se demande qui peut bien être cette créature si abominable qu’elle lui fait perdre toute sa superbe . Nous y sommes : c’est un agneau, un agneau faible et tremblant, transi de froid dans sa solitude et saignant des plaies causées par les coups de griffes du lion lors de ses crises enragées contre lui–même. Oh le regarder enfin, l’apprivoiser, panser ses plaies, le prendre dans ses bras, le lion et l’agneau l’un contre l’autre. Rien ne sera jamais plus comme avant.

Au commencement, un territoire. Au cœur, un Agneau. Nous les lions, nous avons vocation à prendre un agneau dans nos bras.

mardi 19 novembre 2013

 

 

 

Des hommes d’Eglise en parlent



Monseigneur de Roo, évêque émérite du diocèse de Victoria, le Père Pascal Ide, prêtre de l’Emmanuel au diocèse de Paris, docteur en médecine, philosophie et théologie, Norbert Mallet, philosophe, consultant et chrétien convaincu et Etienne Séguier, journaliste à La Vie en charge de la rubrique spiritualité se sont rencontrés  à La Procure le mardi 5 novembre 2013 pour parler du rapport entre l’ennéagramme et la foi chrétienne.

Une soirée d’exception où l’écoute mutuelle fut au centre et les questions de fond creusées. Une salle comble, dont la soif confirme le besoin de repères en matière de connaissance de soi et la fécondité de l’articulation entre connaissance de soi et vie de foi.




Elargis l’espace de ta tente

imagesELARGIS L’ESPACE DE TA TENTE
Etienne Séguier
Empreinte temps présent

On pourrait penser qu’il s’agit d’un énième livre sur l’ennéagramme. Et bien non. Étienne Séguier nous présente l’ennéagramme de manière simple mais il ne s’arrête pas là. Son but est de permettre un lien entre l’outil de connaissance de soi qu’est l’ennéagramme et la foi chrétienne.

 

Etienne Séguier

Etienne Séguier

Sous la houlette du prophète Isaïe, il s’agit avec l’ennéagramme, d’élargir l’espace de sa tente.  Et c’est bien là le but de l’outil : prendre conscience du prisme qui nous enferme pour accueillir d’autres facettes qui en nous ont trop longtemps été délaissées.  Pour chaque base de l’ennéagramme, un chemin spécifique peut conduire vers un élargissement du champ, dans des domaines aussi divers que la connaissance de soi, l’accueil de l’autre ou notre vision de Dieu.

Avec pour but ultime de laisser l’espace suffisant pour le passage de la grâce.

Métaphore du chemin

5JEAN GIONOQue ma joie demeure
Le livre de poche, pp. 435-436

« Quand on est sur le sommet d’une colline et que l’aube n’est pas encore arrivée. Et votre chemin s’en va devant vous, et vous ne pouvez l’imaginer tout plat parce que devant vous c’est la nuit où tout peut s’inscrire.

Mais, peu à peu, le jour monte, et voilà que maintenant vous voyez d’abord devant vous un vallon qui s’approfondit, puis, de l’autre côté, la terre qui remonte et derrière cette terre d’autres vallons, puis des montagnes, et des sommets et des sommets jusque par-delà le ciel.

Je ne manque pas de courage. Les hommes ne manquent pas de courage. Je pense que je vais descendre le vallon, remonter la terre de l’autre côté et peu à peu avec mon courage, avec ma force, et mon espoir, je monterai mon chemin sur les plus hautes montagnes.

Mais, maintenant, de plus en plus il y a le jour ; et de plus en plus sous moi le vallon s’approfondit. Le premier vallon, celui qui est tout près de moi, celui qui tout à l’heure était plein de nuit et qui portait le chemin que je m’imaginais raide comme une tringle à travers l’air, voilà qu’il se creuse et qu’il se creuse. Ce que je croyais tout à l’heure être le fond n’était qu’une nappe de brumes ; le fond c’est encore bien plus profond par en bas dessous.

Et voilà que maintenant dans la lumière qui est plus claire vous voyez sur les parois de cette pente les buissons et les taillis, et les forêts et les épines, et la course des bêtes, et la traverse des ravins, et les murailles de rochers, et de plus en plus la lumière devient claire, et quelque chose vous dit qu’elle peut continuer à s’éclaircir de moment en moment jusqu’au fond de l’éternité sans jamais s’arrêter de vous faire découvrir de plus en plus des épines et des murailles, et des obstacles, et des attaques, et des traverses, et des empêchements.

DSC07324Voilà que vous ne pensez plus à monter sur les cimes, là-bas loin où la lumière étincelle pourtant comme les bonds d’une chèvre blanche. Voilà que vous ne pensez même plus que votre force, et votre courage, et votre espoir vous permettront seulement de descendre dans le premier vallon qui d’instant en instant s’approfondit, mais voilà que maintenant vous criez en vous-même comme un désespéré : « Que je fasse seulement un pas devant moi. C’est tout ce que ma force me permet.

Et toujours la lumière augmente !… »

 

 

Soirée ennéagramme et vie chrétienne

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Le mardi 5 novembre prochain à 20h, la librairie La Procure organise une soirée exceptionnelle autour du thème :

 

ENNEAGRAMME ET VIE CHRETIENNE
Vers un juste discernement

 

Les participants à cette table ronde ont tous publié des ouvrages de référence sur la question :

Mgr de Roo, évêque émérite de Victoria au Canada : Bible et Ennéagramme
– Pascal Ide, prêtre de l’Emmanuel, docteur en médecine, en philosophie et en théologie : Les 9 portes de l’âme
Norbert Mallet, professeur de philosophie et consultant : Devenir soi-même avec l’Ennéagramme
Etienne Séguier, journaliste à La Vie : Elargis l’espace de ta tente

Qu’est-ce que l’ennéagramme apporte quant à la connaissance de soi ?
Comment peut-il s’articuler à la foi chrétienne ?
Quelle anthropologie peut-elle le soutenir ?

Autant de questions pour une conversation approfondie et un échange fécond avec l’assistance.

L’entrée est gratuite mais n’oubliez pas de vous inscrire au 01 45 48 20 25 ou à laprocure@laprocure.com

Dans la joie de vous y retrouver !

Nathalie et Jean-Baptiste : 25 ans de mariage !

Braun

 

 

 

« Encore une session de psychologie ! me suis-je dit quand on m’a parlé des stages d’initiation à l’ennéagramme… Nous avions déjà fait je ne sais combien de tentatives afin d’améliorer notre relation de couple et avoir une meilleure communication.

Mais nous ne savions pas que ce sont des blessures qui sont à l’origine de nos maux. L’ennéagramme a permis à chacun de mieux se connaitre lui-même et de mieux comprendre l’autre.

Et après 25 ans de mariage et 8 enfants, nous avons eu le sentiment de nous découvrir l’un l’autre !

La description détaillée des bases nous mène vers un chemin de compréhension et de celle-ci dépend un véritable épanouissement qui nous conduit à être enfin nous-mêmes. En fait, c’est tout simple.

L’ennéagramme a été pour nous très libérateur et un véritable tremplin pour grandir. »