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Prière de la base 4

PRIERE DE LA BASE 4*

« La vie n’est qu’un instant, une heure passagère.
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit.
Tu le sais, ô mon Dieu, pour t’aimer sur la terre, je n’ai rien qu’aujourd’hui.

Oh ! Je t’aime, Jésus!
Vers Toi mon âme aspire pour un jour seulement, reste mon doux appui, viens régner dans mon cœur, donne-moi ton sourire rien que pour aujourd’hui.

Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre?
Te prier pour demain, oh non, je ne le puis.
Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre rien que pour aujourd’hui.
Si je songe à demain, je crains mon inconstance, je sens naître en mon cœur la tristesse et l’ennui.

Mais je veux bien, mon Dieu, l’épreuve, la souffrance rien que pour aujourd’hui.
Je dois te voir bientôt sur la rive éternelle, ô pilote divin, dont la main me conduit sur les flots orageux, guide en paix ma nacelle rien que pour aujourd’hui.

Ah! Laisse-moi, Seigneur, me cacher en ta face.
Là je n’entendrai plus du monde le vain bruit.
Donne-moi ton amour, conserve-moi ta grâce rien que pour aujourd’hui.

Près de ton cœur divin, j’oublie tout ce qui se passe, je ne redoute plus les craintes de la nuit.
Ah! Donne-moi, Jésus, dans ce cœur une place rien que pour aujourd’hui.
Pain vivant, Pain du ciel, divine Eucharistie, ô Mystère touchant que l’Amour a produit! Viens habiter mon cœur, Jésus, ma blanche hostie, rien que pour aujourd’hui!

Daigne m’unir à toi, vigne sainte et sacrée, et mon faible rameau te donnera son fruit, et je pourrai t’offrir une grappe dorée, Seigneur, dès aujourd’hui.
Cette grappe d’amour dont les grains sont les âmes, je n’ai pour la former que ce jour qui s’enfuit.

Oh! Donne-moi, Jésus, d’un apôtre les flammes, rien que pour aujourd’hui!
Ô Vierge immaculée! Ô toi la douce étoile qui rayonne Jésus et qui m’unit à Lui, ô mère! Laisse-moi me cacher sous ton voile, rien que pour aujourd’hui!
Ô mon Ange gardien! Couvre-moi de ton aile, éclaire de tes feux ma route, ô doux ami!

Viens diriger mes pas, aide-moi, je t’appelle, rien que pour aujourd’hui!
Je veux voir mon Jésus, sans voile, sans nuage; cependant ici-bas je suis bien près de Lui…
Il ne sera caché son aimable visage rien que pour aujourd’hui!
Je volerai bientôt pour dire ses louanges, quand le jour sans couchant sur mon âme aura lui; alors je chanterai sur la lyre des anges l’éternel aujourd’hui! »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

*La prière a quelque chose à dire du don reçu ou de ce vers quoi la personne tend.
En ce sens, elle parle de la qualité essentielle et/ou de la vertu de chaque base.
Comme les versants de la montagne convergent au sommet, elle a quelque chose d’universel, même si c’est par une voie spécifique.

L’heure de la main vide

L’HEURE DE LA MAIN VIDE
In Le Très Bas
, p. 52-53
Christian Bobin

« Trois mots donnent la fièvre.

Trois mots vous clouent au lit: changer de vie.

Cela c’est le but. Il est clair, simple.

Le chemin qui mène au but, on ne le voit pas.

La maladie c’est l’absence de chemin, l’incertitude des voies.

On n’est pas devant une question, on est à l’intérieur.

On est soi-même la question.

Une vie neuve, c’est ce que l’on voudrait mais la volonté, faisant partie de la vie ancienne, n’a aucune force.

On est comme ces enfants qui tendent une bille dans leur main gauche et ne lâchent prise qu’en s’étant assurés d’une monnaie d’échange dans leur main droite: on voudrait bien d’une vie nouvelle mais sans perdre la vie ancienne.

Ne pas connaître l’instant du passage, l’heure de la main vide. »

Décollage immédiat !

DECOLLAGE IMMEDIAT !
Par François

« L’émerveillement va prendre sa place comme un moment de grâce où l’on décolle de soi-même pour s’ouvrir à l’autre. » Maurice Zundel

Est-ce exagéré de dire que c’est ce que j’ai vécu au M2? Eh bien non, c’est bien cela!

Et d’où vient ce décollage? De l’émerveillement.

Emerveillement devant tous ces panels, cette écoute les uns des autres, cette richesse de chaque personnalité avec ses ombres et ses lumières, mais toujours la lumière, au bout. Chaque vie est un poème qui n’en finit pas de s’écrire, une pièce indispensable du vitrail.

Après un M1 où l’on se cherche soi-même, l’écoute des panels, en M2, est une ouverture, un décollage de soi vers les grands espaces des différentes bases et leur complémentarité.

Et grâce aux moments de recentrement (Vittoz), d’écoute et de jeux, j’ai vécu cette qualité de présence à soi et aux autres qui mène à la conscience forte de la Présence.

Maurice Zundel encore : « L’émerveillement, c’est précisément le moment où émerge en nous une nouvelle dimension, c’est le moment privilégié où nous sommes soudain guéri pour un instant de nous-même et jeté dans une Présence que nous n’avons pas besoin de nommer, qui nous comble en même temps qu’elle nous délivre de nous-même. »

Et c’est bien ce qui nous attend après cette découverte, par l’ennéagramme, de ce qui a été déposé en chacun de nous: prendre appui sur notre base pour décoller et vivre toujours plus intensément l’accueil de l’autre et notre présence à la Présence.

« L’attachement à soi augmente l’opacité de la vie. Un moment de vrai oubli, et tous les écrans les uns derrière les autres deviennent transparents, de sorte qu’on voit la clarté jusqu’au fond, aussi loin que la vue porte; et du même coup plus rien ne pèse. Ainsi l’âme est vraiment changée en oiseau. » Philippe Jaccottet, La Semaison

Je souhaite à toutes et tous de nombreux beaux décollages!

Libre comme une base 5

LIBRE COMME UNE BASE 5
par Nicolas
de base 5

Je venais au stage M1 avec une certaine réticence. Sans doute la peur non avouée d’être une fois de plus
catalogué introverti et discret.


Même si ma rencontre avec le Christ il y a quelques années m’a aidé a accepter, avec une certaine réticence tout de même, ce caractère; je n’en avais pas mesuré les aspects positifs et en quoi il peut être accepté
comme don de Dieu.


Sans ce caractère, son besoin de solitude, et une certaine souffrance en société, je ne suis pas sûr que j’aurais ouvert la porte à celui qui frappait depuis ma naissance. En cela je rends grâce à Dieu de ne pas être une personne brillante à qui tout réussit et qui aurait pu se passer de la miséricorde et du regard d’amour de Dieu.

Ce que j’ai découvert avec l’enneagramme c’est la liberté qui m’était donnée avec mon caractère de base 5. Cette liberté que je sentais en moi je peux maintenant mieux la comprendre. La base 5 est libre. Elle est libre par rapport à l’autre. Elle ne recherche pas particulièrement de reconnaissance, ou en tout cas ce n’est pas un moteur. Elle n’est pas affectée par le moral et l’humeur des autres. Elle est libre par rapport à ses propres sentiments qui prennent assez rarement le pas sur le raisonnement. Elle n’a pas peur de la solitude, elle en a besoin.

Liberté pour quoi faire ? Cette liberté peut tourner à l’indifférence et mener au vide et à l’enfermement. Mais si elle est orientée vers Dieu elle peut donner beaucoup de fruit, discrètement. Si le base 5 laisse la grâce se déverser en elle, si la foi et l’espérance l’habite, elle peut laisser se développer envers les autres une charité et un amour pur, sans trop d’ego.

La personne de base 5 n’a finalement d’autre choix que de se reposer sur Dieu pour se tourner vers les autres. Un travail de conversion d’une vie sans doute…

Prière de la base 6

PRIERE DE LA BASE 6*

« Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains.
C’est la dernière prière de notre maître, de notre bien-aimé…
Puisse-t-elle être la nôtre…
Et qu’elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants:

Mon Père, je me remets entre vos mains;
Mon Père, je me confie en vous;
Mon Père Je m’abandonne à vous;
Mon Père, faites de moi ce qu’il vous plaira;

Quoi que vous fassiez de moi, je vous remercie;
Merci de tout;
Je suis prêt à tout, j’accepte tout;
Je vous remercie de tout;
Pourvu que votre volonté se fasse en moi, mon Dieu,
pourvu que votre volonté se fasse en toutes vos créatures,
en tous vos enfants, en tous ceux que votre cœur aime,
Je ne désire rien d’autre, mon Dieu;

Je remets mon âme entre vos mains;
Je vous la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je vous aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner,
de me remettre entre vos mains, sans mesure;
Je me remets entre vos mains avec une infinie confiance,
car vous êtes mon Père. »

Saint Charles de Foucauld

*La prière a quelque chose à dire du don reçu ou de ce vers quoi la personne tend.
En ce sens, elle parle de la qualité essentielle et/ou de la vertu de chaque base.
Comme les versants de la montagne convergent au sommet, elle a quelque chose d’universel, même si c’est par une voie spécifique.

Rousseau, un être à part

ROUSSEAU, UN ETRE A PART
Un archétype* de base 4, en social


Nous avons la chance avec Jean-Jacques Rousseau, comme avec saint Augustin, précurseur du genre, mais aussi avec Montaigne, et puis ensuite Chateaubriand, et les grands diaristes, comme Julien Green, de connaître, par leurs Confessions, les pensées et sentiments intimes de ces écrivains dont la langue nous enchante. Celle de Rousseau est l’une des plus belles de la langue française, et dans les Confessions se dessine un autoportrait d’une précision psychologique rare, celle d’une personne dont tout laisse à penser qu’elle serait de base 4.


Le premier trait de la personnalité de base 4 est l’intensité, jusqu’à
une ampleur d’humeur rare, qui fait se succéder les moments d’euphorie et ceux de tristesse, voire de dépression. Cette instabilité d’humeur peut être difficile pour
l’entourage, mais aussi pour la personne elle-même. Sur son passage à Chambéry, où
il vécut une vie plus stable que durant le reste de son existence, Rousseau concède:
« Ma vie a été aussi simple que douce, et cette uniformité était précisément ce dont
j’avais le plus grand besoin pour achever de former mon caractère, que des troubles
continuels empêchaient de se fixer. »

Mais, généralement, la base 4 se manifeste dans l’intensité des émotions, et
notamment dans une connaturalité avec la tristesse.
Ces émotions sont ce qui est le plus important dans son existence : « Je n’ai qu’un guide fidèle sur lequel je puisse
compter; c’est la chaîne des sentiments qui ont marqué la succession de mon être. »

Cette émotion est d’ailleurs communicative, et doit être partagée. Alors qu’une de
ses pièces vient d’être jouée, Rousseau note : « Le plaisir de donner de l’émotion à
tant d’aimables personnes m’a ému moi-même jusqu’aux larmes. »
Mais, derrière
les émotions heureuses, se loge toujours une mélancolie, tapie en embuscade:
« Près de maman [Mme de Warens, sa protectrice, qu’il appelle ainsi], mon plaisir
était toujours troublé par un sentiment de tristesse, par un secret serrement de cœur
que je ne surmontais pas sans peine.
 » Cette mélancolie peut laisser place à une
tristesse débordante, parfois complaisante
, comme en ce moment où Rousseau se
sent profondément seul : « Insensiblement je me sentis isolé et seul dans cette
même maison dont auparavant j’étais l’âme et
[…] pour m’épargner de continuels
déchirements je m’enfermais avec mes livres, ou bien j’allais soupirer et pleurer à
mon aise au milieu des bois. »
Cette situation réactive-t-elle la blessure d’abandon
de l’enfant qui a perdu sa mère à la naissance? Sans doute, mais quelles que soient les circonstances de sa vie, une personne de base 4 ressent souvent l’abandon, que celui-ci soit bien réel, ou plus ou moins imaginaire.

Cette capacité de ressentir des émotions profondes et intenses a son revers: la
tentation de l’égocentrisme
. On sait que Rousseau a abandonné ses propres enfants
(là encore, on ne peut pas ne pas faite le lien avec cette blessure initiale). Mais, alors
que sa conduite a suscité de l’indignation, il est significatif de voir comment il se
défend : « Jamais un seul instant de sa vie Jean-Jacques n’a pu être un homme sans sentiment, sans entrailles, un père dénaturé. J’ai pu me tromper, mais non m’endurcir. » Faire erreur oui, ne pas ressentir, jamais.

Cette quête d’émotion est telle que la personne de base 4 ressent de manière
particulièrement aiguë ce qui manque, plutôt que ce qu’elle a
. On le lit dans cet
aveu, devant la perte d’un amour: « Si je n’avais pas senti tout mon amour en la
possédant je le sentis bien cruellement on la perdant. »
La perte est toujours plus
intense que la possession.

Cela rejoint un autre trait de personnalité de la base 4, qui est lié à cette quête
d’intensité: le dégoût de la banalité et le fait de cultiver l’originalité en méprisant ce que les autres recherchent ou cherchant ceux que les autres redoutent. Rousseau avoue son inconfort devant les considérations triviales du quotidien: « Quand je me passionne, je sais trouver quelquefois ce que j’ai à dire; mais dans les entretiens
ordinaires je ne trouve rien, rien du tout; ils me sont insupportables par cela seul
que je suis obligé de parler. »
La routine est insupportable, mieux vaut l’instabilité
de l’aventure, et le coup de tête vaut mieux que le calcul et la prévoyance
: « Je
quittais volontairement mon emploi sans sujet, sans raison, sans prétexte, avec
autant et plus de joie que je n’en avais eu à le prendre il n’y avait pas deux ans. »

Cette originalité est inconcevable pour le commun des mortels. On l’a renvoyée à
Rousseau qui répond tranquillement : « On m’a imputé de vouloir être original et
faire autrement que les autres. En vérité je ne songeais guère à faire ni comme les
autres ni autrement qu’eux. Je désirais sincèrement de faire ce qui était bien. »
Être
soi, d’abord.

Cette revendication d’originalité, cette conscience d’avoir plus de conscience
émotionnelle que les autres, se conjugue à une quête d’authenticité, qui fait de la personne de base 4 un être à part. Citons ici le sublime début des Confessions, où le portrait de la base semble se développer, jusqu’à une conscience de son unicité, portée à son paroxysme : « Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple, et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme
dans toute la vérité de la nature; et cet homme ce sera moi. Moi seul. Je sens mon
cœur et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j’ai vus;
j’ose croire n’être fait comme aucun de ceux qui existent.
Si je ne vaux pas mieux,
au moins je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel
elle m’a jeté, c’est ce dont on ne peut juger qu’après m’avoir lu. »


L’authenticité des Confessions est un des secrets de ce texte admirable. Rousseau
peut fasciner, irriter: personne ne peut ignorer qu’il prend le risque de
l’authenticité, sans réserve ni transaction : « Dans l’entreprise que j’ai faite de me
montrer tout entier au public, il faut que rien de moi ne lui reste obscur ou caché; il
faut que je me tienne incessamment sous ses yeux, qu’il me suive dans tous les
égarements de mon cœur, dans tous les recoins de ma vie; qu’il ne me perde pas de
vue un seul instant, de peur que, trouvant dans mon récit la moindre lacune, le
moindre vide, et se demandant, qu’a-t-il fait durant ce temps-là, il ne m’accuse de
n’avoir pas voulu tout dire. »
Tout dire, ne rien cacher, notamment de ses
émotions: c’est ce que les personnes de base 4 se voient reprocher parfois. Souvent par ceux qui n’arrivent pas à se dire eux-mêmes.


Ce souci d’être soi, va jusqu’à la vie spirituelle qui ne peut être une routine, mais ne
peut consister qu’en un cœur à cœur avec Dieu: « Là tout en me promenant je
faisais la prière, qui ne consistait pas en un vain balbutiement de lèvres, mais dans
une sincère élévation de cœur à l’auteur de cet aimable nature dont les beautés
étaient sous mes yeux point je n’ai jamais aimé à prier dans la chambre: il me
semble que les murs et tous ces petits ouvrages des hommes s’interposent entre
Dieu et moi. J’aime à le contempler dans ses œuvres tandis que mon cœur s’élève à
lui. Mes prières étaient pures, je puis le dire, et dignes par-là d’être exaucées. »


Cette passion de l’absolu de la personne de base 4 peut la conduire à l’excès de
l’envie.
Cette envie de celui qui vit intensément ce que je voudrais vivre, et plus
encore, Rousseau en est conscient. Face à un rival, il note scrupuleusement les
sentiments qui naissent en lui, en tâchant de ne point les suivre : « Le premier fruit
de cette disposition si désintéressée fut d’écarter de mon cœur tout sentiment de
haine et d’envie contre celui qui m’avait supplanté. »
Si l’envie est le mot de l’excès
de passion de la base 4, la haine (compétition-haine) est celui spécifique au 4 en
sous-type tête-à-tête. Comme l’intrépidité (dans le fait de quitter un emploi sous
une impulsion soudaine et incontrôlable est celui du sous-type survie). Mais il semble que Rousseau soit en social. Il n’eut de cesse de vouloir entrer dans le
monde tout en le méprisant, et de comparer l’accueil réservé à ses œuvres avec celui des autres philosophes des Lumières.

Le mot du 4 en social est honte, et Rousseau en parle admirablement lorsqu’il relate l’affaire du ruban qu’il a volé en faisant injustement accuser une jeune cuisinière. « Quand je la vis paraître ensuite mon cœur fut déchiré, mais la présence de tant de monde fut plus forte que mon repentir. Je craignais peu la punition, je ne craignais que la honte; mais je la craignais plus que la mort, plus que le crime, plus que tout au monde. J’aurais voulu m’enfoncer, m’étouffer dans le centre de la terre: l’invincible honte l’emporta sur
tout, la honte seul fit mon impudence, et plus je devenais criminel, plus l’effroi dans
convenir me rendait intrépide. »

Vraisemblablement Rousseau avait le sous-type survie en second (goût prononcé pour la nature, tendance à une certaine intrépidité) et un tête-à-tête quasi inexistant, qui explique aussi l’impression d’indifférence envers les autres et cette incapacité à avoir des relations amoureuses réciproques. Il s’en plaint d’ailleurs amèrement : « Comment se pouvait-il qu’avec une âme naturellement expansive, pour qui vivre c’était aimer, je n’eusse pas trouvé jusqu’alors un ami tout à moi, un véritable ami, moi qui me sentais si bien fait pour l’être? Comment se pouvait-il qu’avec des sens si combustibles, avec un cœur tout pétri d’amour je ne sais pas du moins une fois brûlée de sa flamme pour un objet déterminé? Dévoré du besoin d’aimer sans jamais l’avoir pu bien satisfaire, je me
voyais atteindre aux portes de la vieillesse, et mourir sans avoir vécu
. »

* L’archétype est un représentant connu et supposé d’un type de l’ennéagramme, l’hypothèse reposant sur des éléments caractéristiques de sa vie ou de son œuvre. 

Prière de la base 9

Saint François d’Assise
Maison Sainte-Marie-Madeleine de Vezelay

PRIERE DE LA BASE 9*

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Saint François d’Assise

* La prière a quelque chose à dire du don reçu ou de ce vers quoi la personne tend.
En ce sens, elle parle de la qualité essentielle et/ou de la vertu de chaque base.
Comme les versants de la montagne convergent au sommet, elle a quelque chose d’universel, même si c’est par une voie spécifique.

Incroyable diversité

INCROYABLE DIVERSITE
par Nicolas

J’ai vraiment beaucoup apprécié ces deux jours.

Je vous ai trouvés au top tous les deux.

J’ai beaucoup apprécié les échanges avec le groupe. J’ai trouvé des personnalités tellement touchantes !

Quelle incroyable diversité et quelle richesse que toutes nos personnalités différentes ! Dieu est bon 

J’ai également beaucoup appris sur moi même et je pense que cela va m’aider dans mes nouveaux challenges professionnels mais aussi dans la vie en général et même dans ma vie spirituelle.

Bravo pour la parfaite organisation  de ces 2 jours.

Raison et sentiments

RAISON ET SENTIMENTS
par Anne

Je voulais vous remercier pour votre accompagnement si professionnel et si bienveillant.

Connaissez-vous Cœurs libres, sur l’éducation des sentiments d’Alexandre Dianine-Havard?
C’est ma dernière lecture.
En voici un extrait:

« L’Occident a souvent accusé l’Orient de sentimentalisme et l’Orient a souvent reproché à l’Occident son rationalisme et son volontarisme. Il est évident cependant que chacune de ces approches est faussée si elle ne tient pas compte d’un fait élémentaire: le coeur, l’intelligence et la volonté ne peuvent fonctionner qu’ensemble. On ne peut pratiquer le bien qu’avec un cœur pur, une intelligence éclairée et une volonté forte. »

C’est un livre que j’ai trouvé très beau, très éclairant. Un livre qui appelle à ouvrir son cœur, à méditer et qui est un petit clin d’œil involontaire à l’ennéagramme. Je voulais vous faire partager cette découverte !

Sur la pointe des pieds

SUR LA POINTE DES PIEDS
par Olivia

Un immense merci pour votre patience, votre écoute et votre professionnalisme rassurant.

Le groupe était riche de belles personnes et nous avons pu avoir des échanges particulièrement féconds.

Je suis venue sur la pointe des pieds avec beaucoup de prudence mais vous avez su me mettre en confiance.

Dès lundi après-midi, j’ai repris mes notes, fais quelques recherches , histoire de m’assurer que tout était bien clair et assimiler encore un peu plus… Il me faudra y revenir encore … Je suis bien dans ma base 😉

Il y aura sans doute une suite…