Archives de catégorie : Métaphores

Le papillon : métaphore de la base 4

SAMSUNGLE PAPILLON

par Bénédicte, de base 4

Je suis un papillon qui s’éveille le matin et meurt le soir. Je vis chaque jour avec cette intensité dans ce que je fais et cet éternel recommencement : j’ai besoin de changement !

Je vais de fleur en fleur et papillonne car je suis sensible au beau. Cela peut dérouter pas mal les esprits terriens, cartésiens ou matérialistes, mais apporter aussi un point de vue nouveau sur les choses…

PapJe me distingue même des autres papillons, c’est dire si j’ai besoin qu’on  reconnaisse mon originalité !

Je me sens bien dans les airs car alors je vois les choses d’en haut, débarrassées de leurs encombrements ; mais je ne peux y rester longtemps. En effet, je suis fragile et si l’on m’effleure, mes ailes perdent la substance qui les entraîne : Je  reste alors comme englué sur le sol et je ne me sens plus bien du tout !

Cette sensibilité et cette fragilité sont ma force et ma faiblesse : ce qui me plait c’est que cela me donne un regard aiguisé car toujours neuf, entraîné à débusquer la beauté partout où elle se cache ; et l’attrait que je suscite peut me permettre de sensibiliser les autres à ce beau qui m’ennivre !

 

Le kangourou : métaphore de la base 6

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LE KANGOUROU

par Laurence, de base 6

Petit kangourou à la peau soyeuse, j’aime mon sweet home, avec ses rangées de livres sur les étagères, mon canapé douillet  et mon bureau à multiples tiroirs qui abritent mes secrets. Deux chats câlins qui aiment faire leur sieste tout contre moi viennent compléter le tableau, et c’est la béatitude qui me gagne. Au chaud dans mon cocon, que pourrais-je craindre?

2La crainte, parlons-en… Amie encombrante, obtuse intruse, déclinée à tous les temps et surtout au futur : si je prends cet itinéraire, trouverai-je la bonne sortie d’autoroute ? Ce bruit bizarre sous le capot, n’est-ce pas une panne gravissime qui va ruiner mon budget ? La lettre recommandée qui m’attend à la poste, ne serait-ce pas les impôts? L’URSSAF ? J’ai dû oublier un chiffre dans une colonne, un papier à renvoyer dans les délais !

Ma gorge se serre, mon cœur bat la chamade, me voilà prêt à enfiler mes gants de boxe pour monter sur le ring et me sortir de la supposée situation pénible avant même de savoir de quoi il retourne… Cette petite plaie, là, elle ne guérit pas vite… Cette petite boule, juste sous la peau, qui roule sous mes doigts… Une tumeur, peut-être ? Comment ferais-je si je devais me soigner ? Et mon travail ? La mécanique de mes pensées s’emballe, et  je m’organise déjà en pensée au cas où.

La peur… Un étau qui se referme, un piège qui claque en grinçant à mes oreilles, fait froncer mes sourcils dans une physionomie tendue et inquiète… Vite, entendre une voix amie, un conseil chaleureux qui va me redresser, me booster : « Tu ferais quoi, toi? » Oserai-je donc me poser un jour la question : « Et toi, que décides-tu de faire, pour toi ?

Souvenir d’une trahison d’enfance, départ aussi brutal qu’inexpliqué, qui a laissé une cruelle empreinte. Alors, cet ami qui se dit fidèle, dit-il toute la vérité ? Et je teste, me renseigne, avance puis recule. Comment donner ma confiance? Cet amoureux, qui s’approche de trop près sans y être invité, ses mots sont-ils vrais, ses intentions sont-elles nobles ?

« On verra »… Quel cauchemar que ces mots, moi, je ne puis attendre, je veux savoir maintenant ce que toi, en face, tu veux et penses, ressens, et je veux que tu me  le dises, savoir qui tu es, quitte à jurer connaitre tes pensées pour que tu te livres davantage. J’aime la lumière, la vérité, une route nette et dégagée, des sentiments qui se disent et s’expriment avec délicatesse mais sans fard, en pleine clarté.

Et quand j’aime, jamais je ne compte ! Aucun mur à franchir ne m’arrête (pas même celui d’une école militaire gardée par des sentinelles armées, au milieu de la nuit)… Une cause à défendre, et je serre les poings dans mes gants de boxeur, brandis les étendards en première ligne. Aucune bataille à laquelle je crois ne me fait alors peur et me voilà prêt à encaisser les coups sans férir. Rien ne me fait tant vibrer que de défendre le faible ou le rejeté, lorsque j’y crois de tout mon être…

Mais attention, ne me décevez pas, ne me trahissez pas, ne piétinez ni mon rêve, ni mon idéal… Contre vous, avec la même fougue, je me dresserai alors, ou vous tournerai le dos avec mépris et une colère sourde, dans une volte face sans retour.

Métaphore de la base 2

domiLE PELICAN

par Dominique, de base 2

Petit pélican ne voyant pas de nourriture arriver, décida qu’il fallait qu’il s’en occupe lui-même; puisqu’on ne me nourrit pas affectivement, je vais nourrir les autres; n’est-ce pas le meilleur moyen pour que quelques retombées me reviennent?

Ça marche bien sûr, c’est pour cela qu’il continue, quelque peu maladroit, n’étant pas certain de son pas, encore moins certain de réussir lui-même, il s’attelait à soutenir la réussite de ceux qui l’entouraient ou qui semblaient avoir des possibilités de gagner ce que il se sentait incapable de réussir. Encourager, soutenir, ouvrir des voies d’efficacité et de réussite était devenu sa force. Bienheureuse force si ce n’est qu’elle ne se l’appliquait pas, à lui-même.

Pelican-Wins1Il a pu nourrir jusqu’à l’épuisement et devenu squelettique, affamé lui-même, fatigué de ne pas trouver par ce moyen une réponse à ses besoins fondamentaux, il fallut que ce pélican se retrouve desséché, vidé, affaibli, n’ayant plus la force de donner, pour commencer à se reposer et à se poser les bonnes questions. Qu’est-ce qu’il voulait au juste? Qu’est-ce qu’il cherchait? Où allait-il le trouver?

Un peu avec l’aide de ses pairs, il a découvert qu’à l’intérieur il y a de la nourriture pour lui, à l’intérieur se trouve la sécurité et autour de lui il a aussi assez de vie, d’amitié à partager, à échanger.

Aujourd’hui il a repris des forces, il peut soutenir et être soutenu, faire réussir et à apprendre à réussir, donner et recevoir… drôle de sensation d’apprendre à être nourri pour un pélican!

Le lion : métaphore de la base 8

154953_145397025510588_5476222_nLE MONDE DU LION

par Axelle, de base 8

Au commencement, une affaire de territoires…

Nous les les lions, nous avons chacun un territoire, plus grand que celui des autres et bien défendu. Il est en effet entouré de hauts remparts en granit avec sur le haut des tourelles des catapultes. Au centre de son territoire, le lion règne. Il règne avec dans sa main droite un glaive brandi ou rangé dans son fourreau, c’est selon…

lionEn face, les autres animaux possèdent un territoire rikiki, mal défendu par des barricades en bois vermoulu et eux mêmes sont ridiculement armés d’un couteau à bout rond en plastique. Par conséquent nul ne peut envahir notre territoire mais il nous est aisé d’envahir le territoire d’autrui.

Si quelqu’un nous cherche noise, nous bondissons à la vitesse de l’éclair sur le territoire de l’autre afin de le neutraliser, de le mettre hors d’état de nuire. Sachez bien qu’un lion aussi apaisé et doux soit-il devenu, aussi saint, consacré à la protection des autres, aura toujours, toujours marqué sur son front : « tu ne peux pas envahir mon territoire, en revanche, si tu cherches à me nuire, je peux envahir le tien et te mettre en charpies ». Même quand nous nous promenons tranquillement dans la savane, en pattes de velours, saluant avec chaleur tous ceux que nous rencontrons, nos griffes rétractiles demeurent prêtes à sortir, au cas ou. Le postulat de base est simple et nulle vanité n’est à la source de ce constat : nous les bébés lions, nous naissons comme cela et nous nous sentons rassurés pas ce sentiment jouissif de puissance, cela nous donne l’impression de n’avoir peur de rien et que le monde nous appartient…

Les autres animaux nous reprochent nos fortes colères et nombre de gazelles se plaignent amèrement d’avoir été dévorées… Mais pourquoi aussi nous poussent-elles à bout ? Ce monde est peuplées de gazelles inconséquentes qui nous poussent à bout et viennent ensuite pleurnicher et jouer les victimes et parfois même se lancer dans des représailles d’une lâcheté pitoyable, ah là là !!! (Oui, c’est comme ça qu’un lion pense…)

Sérieusement, je vais vous dire ce qu’est une colère de lion : une colère de lion, c’est un boulet de canon qui part avant même que nous ne puissions l’interrompre. C’est un problème !

Dans un combat contre nous, l’autre est cruellement blessé parce que son territoire a été envahi et qu’il se retrouve griffé, voir dévoré, anéanti. Certains autres animaux en colère, d’une colère aussi forte, ne font que défendre leur territoire, ils se sentent ensuite blessés par le combat car on a attenté à leur intégrité. Ils se sentent justes, dans leur bon droit. Colère offensive contre colère défensive, ce n’est pas la même chose…

Le lion ressort indemne de sa colère car son territoire est demeuré inviolé et il se sent coupable car il sent qu’il a bafoué le territoire d’autrui…. Moi, lionne hypersensible, je ressens alors une forte culpabilité mais un autre lion plus éloigné de sa sensibilité peut juste ressentir un petit malaise… vite masqué par une nouvelle colère : il en veut à l’autre de l’avoir poussé à le blesser ! Car un lion gentil ne veut pas blesser. Si un lion se sent indifférent ou même satisfait après un combat, il faut faire attention : ce lion est en train de devenir dangereux, il risque de devenir un lion méchant, insouciant de sa force de frappe et jouissant de son pouvoir d’écrasement.

Le lion est blessé par les conséquences du combat : certaines gazelles ne veulent plus le revoir !!! Un lion gentil est souvent en train de demander pardon… Et par quoi est provoquée la colère du lion ? Bien souvent par un intolérable sentiment d’impuissance, aussitôt rejeté, toutes griffes dehors.

Nous les lions, nous savons bien qu’il se promène sur la Terre des créatures « armées » et des créatures « désarmées », des animaux qui ont des griffes et des crocs pour se défendre et d’autres qui n’ont que des poils et des plumes ou même qui sont nues !!! (abomination de la désolation…). Ceux qui ne peuvent pas se défendre sont la proie des panthères noires et cela arrive parce que la Terre est peuplée en grand nombre d’un certain animal qui laisse faire les panthères noires au lieu d’intervenir. Nous appelons ces animaux lamentables des « moules cuites ». Nous ne pouvons pas les sentir, nous les vomissons. Nous aimerions en faire de la chair à pâtée et les manger en sauce au poivre. Nous, nous sortons les griffes pour défendre la moindre créature sans défense qui a besoin d’aide devant nous et nous souffrons grandement de penser qu’il existe sur la Terre une si grande quantité de créatures nues qui n’ont pas de défenseurs.

On nous trouve courageux car nous prenons aisément des risques, parfois trop de risques aux yeux des autres mais nous somme très bien guidés par notre flair légendaire : nous sentons à qui nous avons affaire à chaque rencontre, nous sentons ou il y a de l’eau et si cette eau est toxique ou non, nous sentons quel chemin est le plus adéquat dans la savane…

Nous avons une grande faculté de neutraliser une créature féroce également par la douceur, eh oui ! En effet, surtout si nous avons appris à devenir maître de nos griffes et de nos bonds, nous sommes capables d’intervenir tranquillement au cœur d’une mêlée de loups déchaînés et de calmer le jeu. Rien de tel qu’un lion serein et maîtrisé pour imposer un calme souverain. Sauvages, nous savons apprivoiser les animaux sauvages.

Mais la plupart du temps, la vie se déroule en faisant patte de velours, dans la joie de se rencontrer et de vivre des choses fortes avec nos compagnons : aller chasser ensemble, manger, conquérir de nouveaux territoires, jouer, faire des petits et se prélasser au soleil… Oui, nous aimons la vie, nous aimons férocement la vie, nous aimons férocement aimer et tenir l’élu de notre cœur dans nos bras, nous aimons férocement jouir de notre liberté, nous aimons férocement manger, boire, acquérir de nouveaux savoirs, connaître de nouveaux mondes, nous avons faim, nous avons faim de tout. Inutile de dire que lorsque nous avons décidé de manger quelque chose, nous sommes prêts à tous les combats pour l’obtenir mais bien souvent il y a reddition avant même que nous ayons besoin de nous battre… Quant à ceux qui songent à se mettre en travers de notre route, il va sans dire qu’ils risquent gros.

Sommes-nous vraiment courageux ? Si le courage est de surmonter sa peur, bien souvent nous ne le sommes pas malgré les apparences car il est rare que nous sentions la peur à l’extérieur de nous. En effet, l’Ennemi est à l’intérieur. Oui à l’intérieur de nos solides murailles, demeurent une créature cachée qui nous terrifie.

Là se trouve notre peur véritable, celle que personne ne peut voir de l’extérieur et que nous mêmes ne regardons pas. Nous pensons qu’elle est tellement dangereuse que nous avons décidé d’ignorer totalement son existence.

Quant un lion est en quête de vérité, il décide de parcourir enfin son propre et vaste territoire et il découvre qu’il existe au cœur de chez lui une forêt inconnue ou habite une créature terrifiante. Là se pose le choix : pénétrer au cœur de la forêt touffue afin d’affronter cet Ennemi ou se détourner de l’aventure et rester tourné vers l’extérieur, en sécurité. Si le lion relève le défi de pénétrer à l’intérieur de lui-même, il découvre ce que c’est que le vrai courage, chaque pas vers l’Intérieur le terrifie d’avantage et il n’est pas rare qu’à ce stade le lion devienne plus agressif qu’il ne l’est à l’ordinaire ! Peu habitué à la sensation de peur, il réagit contre elle par la colère. C’est le temps du Vrai Combat.

Enfin, il arrive, il sent qu’il arrive au cœur et il se demande qui peut bien être cette créature si abominable qu’elle lui fait perdre toute sa superbe . Nous y sommes : c’est un agneau, un agneau faible et tremblant, transi de froid dans sa solitude et saignant des plaies causées par les coups de griffes du lion lors de ses crises enragées contre lui–même. Oh le regarder enfin, l’apprivoiser, panser ses plaies, le prendre dans ses bras, le lion et l’agneau l’un contre l’autre. Rien ne sera jamais plus comme avant.

Au commencement, un territoire. Au cœur, un Agneau. Nous les lions, nous avons vocation à prendre un agneau dans nos bras.

mardi 19 novembre 2013

 

 

 

Métaphore du chemin

5JEAN GIONOQue ma joie demeure
Le livre de poche, pp. 435-436

« Quand on est sur le sommet d’une colline et que l’aube n’est pas encore arrivée. Et votre chemin s’en va devant vous, et vous ne pouvez l’imaginer tout plat parce que devant vous c’est la nuit où tout peut s’inscrire.

Mais, peu à peu, le jour monte, et voilà que maintenant vous voyez d’abord devant vous un vallon qui s’approfondit, puis, de l’autre côté, la terre qui remonte et derrière cette terre d’autres vallons, puis des montagnes, et des sommets et des sommets jusque par-delà le ciel.

Je ne manque pas de courage. Les hommes ne manquent pas de courage. Je pense que je vais descendre le vallon, remonter la terre de l’autre côté et peu à peu avec mon courage, avec ma force, et mon espoir, je monterai mon chemin sur les plus hautes montagnes.

Mais, maintenant, de plus en plus il y a le jour ; et de plus en plus sous moi le vallon s’approfondit. Le premier vallon, celui qui est tout près de moi, celui qui tout à l’heure était plein de nuit et qui portait le chemin que je m’imaginais raide comme une tringle à travers l’air, voilà qu’il se creuse et qu’il se creuse. Ce que je croyais tout à l’heure être le fond n’était qu’une nappe de brumes ; le fond c’est encore bien plus profond par en bas dessous.

Et voilà que maintenant dans la lumière qui est plus claire vous voyez sur les parois de cette pente les buissons et les taillis, et les forêts et les épines, et la course des bêtes, et la traverse des ravins, et les murailles de rochers, et de plus en plus la lumière devient claire, et quelque chose vous dit qu’elle peut continuer à s’éclaircir de moment en moment jusqu’au fond de l’éternité sans jamais s’arrêter de vous faire découvrir de plus en plus des épines et des murailles, et des obstacles, et des attaques, et des traverses, et des empêchements.

DSC07324Voilà que vous ne pensez plus à monter sur les cimes, là-bas loin où la lumière étincelle pourtant comme les bonds d’une chèvre blanche. Voilà que vous ne pensez même plus que votre force, et votre courage, et votre espoir vous permettront seulement de descendre dans le premier vallon qui d’instant en instant s’approfondit, mais voilà que maintenant vous criez en vous-même comme un désespéré : « Que je fasse seulement un pas devant moi. C’est tout ce que ma force me permet.

Et toujours la lumière augmente !… »

 

 

Le labrador : métaphore de la base 6

10629636_965297323512051_4218197700004247673_nLE LABRADOR

par Catherine, de base 6

Le labrador est un chien fidèle, qui a besoin d’affection et de sécurité de la part de ses maîtres, et qui dès lors, se montre épanoui.

Il aime bien qu’on lui témoigne de la confiance et d’ailleurs on peut compter sur lui car il est prudent et fiable.

C’est pour cela qu’on n’hésite pas à le former comme chien d’aveugle.

Il apprécie l’encouragement.

Il n’aime pas l’agressivité, les brusqueries, les incohérences des ordres, l’injustice, la duplicité. Trop exposé à un tel climat, il perd sa joie de vivre, son poil perd sa brillance et sa douceur. Les oreilles basses, les yeux tristes, il devient craintif, perd confiance en lui, nerveux, voire agressif.

Il n’aime pas les situations conflictuelles mais, si nécessaire, il s’affirmera sans se laisser marcher sur la patte.

Il flaire assez bien quand il doit rester sur ses gardes. En effet, tout le monde n’est pas digne de confiance. Mais une fois engagé envers vous, il est d’une loyauté à toute épreuve.

En général calme, observateur de la situation avant le passage à l’acte, il n’aime pas la pression. Mais il n’hésite pas à réagir promptement en cas de danger ou d’urgence.

Il est plutôt posé, d’un comportement équilibré et docile, avec maîtrise de soi et essaie de s’adapter aux situations et aux personnes.

Il est plutôt accueillant, discret et de bonne humeur, surtout s’il sent autour de lui qu’on ne lui met pas la pression.

Quand on lui confie une responsabilité, il l’assume non sans quelque anxiété, mais fidèlement et sérieusement. Il est plutôt sécurisant pour les autres.

Ainsi, chien guide d’aveugle, il évitera les obstacles et vous mènera à bon port en prenant les bons moyens, vous pouvez compter sur lui.

Il aime les situations claires, sans ambiguïté.

Ainsi, pour traverser un carrefour, il a horreur des ronds-points car il ne sait à qui se fier : les conducteurs étant en général pressés et distraits, il n’est pas sûr, il a des doutes. Il préfère de loin des feux. Là, il sait qu’il peut traverser.

Il est résistant au travail et n’osera pas se détendre tant qu’il sentira le harnais sur son dos car il a le sens des responsabilités.

Il faut penser à le lui retirer pour qu’il comprenne qu’il a « temps libre ». Il aimera alors avoir des moments de calme avec un bel os à ronger.

Il aura aussi besoin de se dépenser dans la nature : il aime à courir après un lapin, les papillons, respirer chaque fleur.

Il aime aussi l’aventure et prendre un sentier de découverte. En récréation, il est plutôt joyeux, joueur et taquin. Attention, si une chose capte fort, très fort son intérêt (style plan d’eau), rien ne l’arrêtera si vous le laissez faire. Si vous vous y opposez, il montrera bien quelque entêtement.

Il est tenace aussi quand il est sûr de son droit et qu’il agit pour son bien ou celui d’autrui.

Il est parfois maladroit, ne se rendant pas toujours compte de sa force ou de son énergie mais il ne fait pas exprès de vous faire mal.

Il saura aussi protéger le plus faible : si un chaton est venu s’endormir dans son giron, il fera tout pour éviter de le réveiller, quitte à renoncer à ce qui lui plaît.