LE LABRADOR
par Catherine, de base 6
Le labrador est un chien fidèle, qui a besoin d’affection et de sécurité de la part de ses maîtres, et qui dès lors, se montre épanoui.
Il aime bien qu’on lui témoigne de la confiance et d’ailleurs on peut compter sur lui car il est prudent et fiable.
C’est pour cela qu’on n’hésite pas à le former comme chien d’aveugle.
Il apprécie l’encouragement.
Il n’aime pas l’agressivité, les brusqueries, les incohérences des ordres, l’injustice, la duplicité. Trop exposé à un tel climat, il perd sa joie de vivre, son poil perd sa brillance et sa douceur. Les oreilles basses, les yeux tristes, il devient craintif, perd confiance en lui, nerveux, voire agressif.
Il n’aime pas les situations conflictuelles mais, si nécessaire, il s’affirmera sans se laisser marcher sur la patte.
Il flaire assez bien quand il doit rester sur ses gardes. En effet, tout le monde n’est pas digne de confiance. Mais une fois engagé envers vous, il est d’une loyauté à toute épreuve.
En général calme, observateur de la situation avant le passage à l’acte, il n’aime pas la pression. Mais il n’hésite pas à réagir promptement en cas de danger ou d’urgence.
Il est plutôt posé, d’un comportement équilibré et docile, avec maîtrise de soi et essaie de s’adapter aux situations et aux personnes.
Il est plutôt accueillant, discret et de bonne humeur, surtout s’il sent autour de lui qu’on ne lui met pas la pression.
Quand on lui confie une responsabilité, il l’assume non sans quelque anxiété, mais fidèlement et sérieusement. Il est plutôt sécurisant pour les autres.
Ainsi, chien guide d’aveugle, il évitera les obstacles et vous mènera à bon port en prenant les bons moyens, vous pouvez compter sur lui.
Il aime les situations claires, sans ambiguïté.
Ainsi, pour traverser un carrefour, il a horreur des ronds-points car il ne sait à qui se fier : les conducteurs étant en général pressés et distraits, il n’est pas sûr, il a des doutes. Il préfère de loin des feux. Là, il sait qu’il peut traverser.
Il est résistant au travail et n’osera pas se détendre tant qu’il sentira le harnais sur son dos car il a le sens des responsabilités.
Il faut penser à le lui retirer pour qu’il comprenne qu’il a « temps libre ». Il aimera alors avoir des moments de calme avec un bel os à ronger.
Il aura aussi besoin de se dépenser dans la nature : il aime à courir après un lapin, les papillons, respirer chaque fleur.
Il aime aussi l’aventure et prendre un sentier de découverte. En récréation, il est plutôt joyeux, joueur et taquin. Attention, si une chose capte fort, très fort son intérêt (style plan d’eau), rien ne l’arrêtera si vous le laissez faire. Si vous vous y opposez, il montrera bien quelque entêtement.
Il est tenace aussi quand il est sûr de son droit et qu’il agit pour son bien ou celui d’autrui.
Il est parfois maladroit, ne se rendant pas toujours compte de sa force ou de son énergie mais il ne fait pas exprès de vous faire mal.
Il saura aussi protéger le plus faible : si un chaton est venu s’endormir dans son giron, il fera tout pour éviter de le réveiller, quitte à renoncer à ce qui lui plaît.

Disons-le d’emblée, la réalisation est intimiste, sobre, parfois un poil étirée comme souvent chez Desplechin, mais d’une grande justesse et d’une belle précision. Les deux acteurs principaux sont formidables, émouvants : Amalric, d’une sensibilité admirablement mise au second plan et qui ressort d’autant ; Del Toro d’une présence à la fois massive et vulnérable qui emporte l’adhésion. Cette rencontre tient ses promesses car elle donne une vision très juste de la relation thérapeutique : loin des catégories de la folie et de la normalité, du médecin et du malade, nous sommes face à une relation où le thérapeute permet au patient de trouver en lui-même les ressources pour guérir, d’identifier ce qui a pu occasionner, dans l’enfance particulièrement, un traumatisme psychique, c’est-à-dire « une maladie de l’âme ».
La grande idée de Norbert Mallet est de relier l’ennéagramme à une philosophie, afin d’ancrer cet outil de développement personnel (je préfère quant à moi le terme de connaissance de soi) dans 
A ceux qui s’interrogent sur les liens entre psychologique et vie chrétienne, le premier chapitre du livre, très substantiel, livre de belles clefs, dans un discours à la fois modeste, précis et exigeant. Il s’agit bien avec l’ennéagramme d’aller dans les profondeurs de l’être humain et, c’est bien dans ces profondeurs que l’on peut trouver Dieu, comme le dit saint Augustin et toute la mystique occidentale. De Roo récuse cette séparation souvent mortifère entre naturel et surnaturel, sans pourtant nier la distinction entre les ordres, entre la nature et la grâce. Il est bien dans l’élan de la théologie d’un Lubac ou d’un Rahner. J’aime la formulation de l’auteur quand il propose que l’ennéagramme « peut nous aider à purifier et amplifier l’expérience à peine audible et souvent déformée de Dieu qui continue nonobstant à être présente dans chaque être humain » (p. 58). Le chemin proposé est celui de l’ouverture du cœur, et il n’est pas innocent que dans sa réflexion spirituelle, Rémi de Roo suive l’auteur anonyme du
Les 9, 10 et 11 novembre 2013, auront lieu à Saint-Etienne les premières rencontres chrétiennes de l’ennéagramme. Organisées en partenariat avec l’hebdomadaire