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Augustin ou la base 7 en social

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SAINT AUGUSTIN
Un archétype* de base 7 en social

Nous sommes nombreux à penser que saint Augustin pourrait être un bel archétype de la base 7. On connaît sa vie: jeune homme brillant, il fréquente les rhéteurs et mène une vie dissolue, au désespoir de sa mère, sainte Monique. Et puis, après un détour par le manichéisme, ce fut la rencontre avec saint Ambroise et la conversion qui va le mener à l’épiscopat d’Hippone en Afrique du Nord, et à produire une des œuvres les plus magistrales de l’humanité : théologien, philosophe, prosateur, mystique… Augustin est au sommet de ce que l’humanité a produit de plus génial.

Je ne m’attarderai pas ici à dire en quoi Augustin pourrait être un archétype de 7, mais plutôt à voir en quoi il constitue un modèle d’évolution pour les 7 d’aujourd’hui. Ce n’est pas tant qu’il ait mené une vie dissolue. Elle le fut sans doute moins que ce qu’il en a dit: comme saint Paul, il manie bien la rhétorique et sait accentuer ses turpitudes pour mettre en valeur sa conversion (on a là un joli signe de son sous-type social que sa capacité à sacrifier son plaisir propre pour exercer sa charge d’évêque confirmera).

C’est plutôt cette quête insatiable de nouveauté, cette fuite de l’ennui, cette recherche permanente de nouveau, d’excitation intellectuelle, et cet évitement de la souffrance qui nous orientent vers le 7. Combien de fois a-t-il ouvert la Bible et l’a-t-il refermée car cela l’ennuyait? Tout cela, au service d’un centre mental préféré (et d’autant plus impressionnant que nous sommes en présence d’un génie) qui lui rend difficile l’accès à ses émotions. Jusqu’à ce que le cœur s’ouvre, enfin.

Ce qui est admirable dans le chemin d’Augustin, c’est que les mots de plaisir et de désir demeurent des notions clef du début à la fin. Mais Augustin est passé de l’excès de passion de la base 7, la gloutonnerie (intellectuelle au moins autant que charnelle) à la sobriété (vertu de la base 7); de la dispersion à l’unification. Non pas que le désir ait été éteint, que la passion du plaisir (qui constitue, comme toute passion neutre moralement, un moteur) ait été étouffée: Augustin ne sombre pas dans le défaut de passion du 7 qui serait l’austérité. Pour une personne de base 7, il est plus facile de s’abstenir de boire que de boire modérément. Or, son chemin n’est pas l’abstinence, mais la tempérance: en goûtant et partageant le plaisir plutôt que de l’engloutir. Jusqu’au bout, Augustin n’aimera rien tant que ces soirées d’été où l’on parle avec des amis autour d’un verre de vin que le soleil a rendu aromatique et généreux. Il le dira dans les Confessions (4.8) : « Causer et rire en commun, lire ensemble de bons livres, être ensemble plaisants et sérieux. » Mais son désir est purifié, réorienté vers le seul objet de désir qui puisse étancher sa soif : Dieu.

C’est ce que l’on trouve dans ce magnifique extrait tiré du Commentaire de l’Évangile de Jean, une conception renouvelée du plaisir: « Être attiré par le plaisir, qu’est-ce que c’est? Mets ta joie dans le Seigneur, il comblera les désirs de ton cœur. Il y a un certain plaisir du cœur, lorsqu’il trouve délicieux le pain céleste. Si le poète a pu dire : Chacun est attiré par son plaisir  — non pas la nécessité mais le plaisir, non pas l’obligation mais la délectation — à combien plus forte raison nous-mêmes devons-nous dire que l’homme est attiré vers le Christ : l’homme qui prend sa joie dans la vérité, sa joie dans la béatitude, sa joie dans la justice, sa joie dans la vie éternelle. Or, le Christ est tout cela. » Commentaire de l’Évangile de Jean

Tout cela est bien joli me direz-vous. Mais qu’est-ce qui fait que moi, pauvre 7 en 2017, je peux espérer atteindre cette liberté dans le plaisir, liberté que je recherche au plus profond de moi-même alors que je fais le mal que je ne voudrais pas et que je peux devenir esclave de mes plaisirs, jusqu’à l’idolâtrie? À mon sens, l’ennéagramme comme tel ne donne pas de réponse à la question: il donne juste une boussole qui permet à chacun de trouver son propre cap en fonction de ses finalités propres.

Celui que propose Augustin est le plus sûr, le plus passionnant, mais aussi le plus difficile pour une personne de base 7 connue pour son côté généraliste, son génie du zapping et, à son pire, pour sa superficialité: celui de la plongée en lui-même, celui de l’intériorité. Car à force de chercher, de chercher jusqu’à en pleurer de rage, un jour, son cœur s’est brisé et il s’est ouvert: c’est le bouleversant texte des Confessions au chapitre 27 :

« Tard je t’ai aimée, beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t’ai aimée.
C’est que tu étais au-dedans de moi, et moi, j’étais en dehors de moi !
Et c’est là que je te cherchais ;
ma laideur se jetait sur tout ce que tu as fait de beau.
Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi.
Ce qui loin de toi me retenait, c’étaient ces choses qui ne seraient pas, si elles n’étaient pas en toi.
Tu m’as appelé, tu as crié, et tu es venu à bout de ma surdité ;
tu as étincelé, et ta splendeur a mis en fuite ma cécité ;
tu as répandu ton parfum, je l’ai respiré et je soupire après toi ;
je t’ai goûtée et j’ai faim et soif de toi ;
tu m’as touché, et je brûle du désir de ta paix. »

Au bout du chemin se trouve pour la personne de base l’objet de sa quête, ce pour quoi il est fait et son talent propre à mettre au service du monde : la joie. Mais cette joie ne repose plus sur le sable des plaisirs, souvent bons et légitimes, mais éphémères et qui portent dans leurs délices la promesse amère de leur inéluctable disparition. Cette joie repose sur le roc de Dieu, celui de sa parole, celui de son eucharistie, celui du cœur à cœur de l’oraison, celui du corps de l’Église. Alors cette joie peut être sans voile, parce qu’elle est aussi solide que la promesse de Dieu.

« Donc, mes frères, soyez joyeux dans le Seigneur, non selon le monde. C’est-à-dire : soyez joyeux dans la vérité, non dans l’iniquité ; soyez joyeux dans l’espérance de l’éternité, non dans l’éclat fragile de la vanité. C’est ainsi qu’il vous faut être joyeux: en tout lieu et en tout temps où vous serez ainsi, le Seigneur est proche, ne soyez inquiets de rien. » Sermon 171

Augustin, par son évolution, montre qu’au cœur de la personne de base 7, se trouve tapie une immense soif d’absolu (certains parlent d’une flèche cachée – mystique – entre le 7 et le 4) que la plupart du temps, il ne s’autorise pas à accueillir par peur de lâcher les plaisirs éphémères dont il a fait des remèdes illusoires contre la souffrance. Car au fond, il a peur de cette plongée en eaux profondes qui, inévitablement, va le faire traverser ces ténèbres qu’il fuit, parfois depuis la petite enfance. Mais c’est le chemin nécessaire, celui de la Samaritaine – autre archétype de base 7 évoquée par Monseigneur de Roo –  symbolisé par la profondeur du puits de Jacob, pour arriver à trouver au-dedans de lui Celui qui l’attend pour lui donner la joie qui ne passe pas.

* L’archétype est un représentant connu et supposé d’un type de l’ennéagramme, l’hypothèse reposant sur des éléments caractéristiques de sa vie ou de son œuvre. 

 

 

 

La cloche : métaphore de la base 5

unnamedLA CLOCHE
par Sophie
de base 5

Du haut de sa tour, paisible et solitaire,
Guettant, au loin, les premiers rayons du soleil,
Saluant, gaiement, le monde qui se réveille,
Une cloche, émerveillée, observe la terre.

Sa voix joyeuse et claire rythme les journées,
Avertit du danger, se fait alors puissante.
Et son carillon chante la vie naissante.
Quant aux mariages, sonne à toute volée.

Aux enterrements, son timbre grave et profond
Invite au recueillement, rappelle, plein d’espérance,
En s’éteignant dans le ciel avec confiance,
Que le Père attend, là, au seuil de Sa Maison.

Témoin des heures heureuses, amie fidèle,
Un matin, cependant, son ton se fit plus triste
De constater, qu’au fil du temps, point de visite,
Isolée dans son clocher, vraie citadelle.

Un homme, pourtant, surpris par cet air chagrin,F53
Entreprit l’ascension, découvrit la cachette
Servant d’abri à la gentille clochette
Qu’il saisit délicatement entre ses mains.

Devant tant de soin, elle lui dévoila son cœur
Charmant travail d’orfèvre, richesse insoupçonnée,
Qu’elle dissimulait de peur d’être abîmé,
Blessé ou brisé car empoigné sans douceur.

A l’intérieur d’elle-même se joue un drame :
Car un trésor enfoui ne profite jamais,
Son éclat ardent la consume vivement. Mais…
Osera-t-elle encore révéler son âme ?

Marche consciente de nuit

JocelyneMARCHE CONSCIENTE DE NUIT
par Jocelyne
Retour d’expérience d’un cycle VITTOZ de 8 séances de 2h via le programme FOVEA

Cet apprentissage des exercices Vittoz m’a été très bénéfique dès les premières séances.

J’ai vécu les rencontres hebdomadaires comme un cocon de paix, un lieu d’écoute et de partage, tremplin d’un renouveau de dynamisme et de confiance. J’y ai retrouvé la sensation d’être moi-même et une joie de vivre oubliée.

Grâce à une pratique progressive au quotidien, j’ai acquis un réflexe d’utilisation de certains exercices qui m’aident  à gérer chaque jour situations et  émotions.

L’un d’eux, la marche consciente m’a été particulièrement utile et m’a prouvé son efficacité lors d’un incident récent :

Contrainte de faire seule 14 km à pied suite à un problème de voiture survenu en pleine campagne à la tombée de la nuit, j’ai pratiqué cet exercice dès que je me suis sentie submergée par  des sentiments négatifs (colère et découragement).

Très vite ce périple est devenu une promenade agréable où tous mes sens se sont ouverts à l’écoute de la nature comme de mon corps.

J’en garde un très bon souvenir et qui plus est sans courbatures !!!

Merci de m’avoir initié à l’utilisation de ces outils si performants. J’ai hâte d’en découvrir d’autres.

La chenille et le papillon

unnamedLA CHENILLE ET LE PAPILLON
par Dorothée
de base 3 en social

Avez-vous déjà vu le dessin-animé 1001 pattes ?

Un des personnages principaux est une énorme chenille qui tout au long de l’histoire se lamente de ne pas encore être un papillon.

Finalement, le temps (ou la volonté !) fait son œuvre et elle peut enfin s’exclamer : « Je suis devenue un magnifique papillon ! ». Sauf que son corps n’a vécu aucune transformation et seulement deux ailes minuscules, incapables de soulever ce poids, sont apparues.

Quel lien avec l’ennéagramme ?

J’y viens. Mais parce que c’est un outil de connaissance de soi, il faut bien que je vous parle de moi… parce que cette chenille, c’est moi !

14344321_1506706142688178_2284939190376479121_nOui, je sens en moi cette âme qui désire si fort s’envoler, qui se sent appelée à goûter aux joies du ciel et à n’aimer que Dieu…

Sauf que je veux le faire sans voir ou accepter mes limites, sans l’humilité de la transformation lente et qui dépend de la grâce.

Quelle étrange situation que de désirer être maintenant ce que l’on sera un jour…

Je veux, je peux ! J’ai le désir d’être, alors il faut que je le fasse…

Vous commencez à voir la base 3 ?

Ouais, la volonté c’est bien, mais il manque l’abandon, l’humilité et le lâcher-prise ou plutôt le laisser-faire !

Et le sous-type social alors ?

C’est la partie la plus délicate à vous livrer de moi…

Ce sont les 3 modules suivis de manière rapprochée qui ont permis l’affleurement de cette découverte et c’est au cours de la messe du lendemain du dernier stage que j’ai fini par comprendre…

Difficile de vous en faire part car j’en éprouve une grande honte, mais je pense que cela peut m’aider à avancer, à évoluer…

Au cours des deux jours du module 3, le mot prestige de la base 3 sous-type social ne me parlait évidemment pas !

Être reconnue dans les multiples groupes auxquels j’appartiens, oui ! J’aime pouvoir rendre ce que je reçois en étant utile à ceux qui me donnent là où je suis compétente, logique ! :) Mais pas besoin de paillettes, de titres et de médailles…

Mais finalement, et c’est là où c’est dérisoire, c’est bien au sein de la communauté qui me paraît la plus essentielle que je cherche ce prestige.

Allez, je prends ma respiration : Je-désire-être-sainte-mais-pas-n’importe-laquelle:une-grande-sainte-qui-puisse-rayonner-de-l’amour-de-Dieu-pour-le-monde-entier!

Voilà c’est dit ! Ah ! elle est belle cette chenille, n’est-ce pas ?

Je préfère en rire qu’en pleurer parce que je connais votre bienveillance et la miséricorde de Dieu, mais bon, le Seigneur a du boulot !

Et puis, au fond, je l’aime cette chenille qui un jour deviendra papillon.

 

Ré-épousé !

19424219_10155523243617948_7139740547238505122_nRÉ-ÉPOUSÉ !
par Anne
de base 6

Ce n’est pas sans appréhension que je suis arrivée à la session ennéagramme, était-ce une bonne idée me disais-je après avoir été très motivée, avoir hésité puis m’être lancée.

Mais pourquoi ce doute persistait-il en moi telle une petite voix ?

La réponse je l’eus dès le lendemain. Car telle ne fut pas ma surprise lorsque au fil du stage je compris où je me situais au niveau de ma base. Ce fut comme une révélation, un voile se levait, mes doutes, mes angoisses, mes questionnements… c’était lumineux. 

J’étais là…. Mais je comprenais également mieux pourquoi je me posais tant de questions de foi sur des sujets qui pourraient paraître tellement banals pour des gens croyants.

Donc plus de doute et ça c’est sûr, cette étude de la connaissance de soi va me permettre de mieux me comprendre et d’accepter ces doutes continuels. Elle va aussi me permettre d’avancer avec courage toujours à la lumière de l’Esprit Saint qui éclaire les esprits en proie au questionnement.

Un autre point important pour cette session, j’avais fortement engagé mon époux qu’on y  aille ensemble. Je puis dire que cela fut au-delà de nos attentes. Sa base + la mienne mais quelle complémentarité, je prends encore plus conscience de la fortune que j’ai d’avoir épousé cet homme. Deo Gratias !

Profond et simple

P1050493PROFOND ET SIMPLE

par Pascal
de base 5

Un petit bonjour depuis samedi soir pour vous redire simplement combien j’ai été enthousiasmé par ce stage (je ne vais pas me répéter) mais c’était vraiment bien: beaucoup de profondeur tout en restant simple , de bienveillance dans le groupe et de complicité entre vous deux.

J’avais un peu d’appréhension quant à la méthode orale car j’ai plus tendance à la fréquentation des livres mais en jouant le jeu des exercices, de l’émulation du groupe , des échanges, cela n’a fait que confirmé ce que je mes proches et mes lectures avaient indiqué (il est vrai que je ne venais pas sans biscuit ayant assidûment fréquenté votre site et lu pas mal de bouquins…)

Maintenant , il faut exploiter les pistes que vous nous avez données afin que cela porte du fruit et pour moi réopérer une redescende de la tête pour vivre les émotions et  vivre pleinement dans le corps.

Un grand merci à vous deux… bonjour au groupe. Je me permets de vous embrasser, surtout Valérie (ce que je n’ai pas osé samedi: ah! la spontanéité cela n’est pas trop mon truc!).

Au fait, j’aime beaucoup vos articles sur les personnages historiques, les personnages d’actualité et les analyses de film: peut être bientôt des sportifs ?

 

 

Brutus ennéattoz

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par Sébastien
de base 8
Sébastien nous parle de lui, de son expérience du Vittoz à travers le cycle FOVEA, puis d’un stage de connaissance de soi via l’Ennéagramme.
Portrait de choc et de charme où l’articulation du Vittoz, de l’Ennéagramme et de la vie spirituelle prend corps.

Je suis un lion, j’ai la force physique, le mental d’un gagnant. Je sais ce qu’ils sont, je les méprise ou je les comprends, quand je suis bien, je suis facile à vivre. Rien ne m’arrête, rien ne m’est impossible.

J’aime le soleil et la pluie, le froid et le chaud, je suis gentil mais je peux être méchant, je rugis souvent, j’aime les miens, rien n’est trop beau pour eux, et pourtant je ne leur suis pas très agréable à vivre tout le temps… Le farniente et l’observation sont aussi miens, mieux voir pour mieux dominer, comprendre pour maîtriser, savoir pour expliquer : je suis.

Je suis sociable, le monde me plait mais je choisis mes amitiés. Faut-il encore que dans ce monde les enjeux soient ceux qui me motivent. La maigre pitance, la carcasse sèche, le blabla ne m’intéressent pas. J’aime la vie, dans ses extravagances et ses excès, la course dans la savane sèche, le corps à corps sanglant et sans merci… L’acier froid et le rugueux du béton, la veine du bois, l’ombre et la lumière sont de mon monde…. Rien, rien ne m’arrêtera. Pour eux, ou pour moi. Ou pour Toi qui Es, aussi.

Janvier 2017, démarrage d’un groupe Vittoz : 8 séances de deux heures en petit groupe, pour réapprendre à vivre pleinement l’instant.

Un soir d’hiver, humide et froid, une baie coulissante, un feu crépite, je suis seul, je suis le premier : « que fais-je ici ? » Les autres arrivent, étonnants, étrangers, presque hostiles. « Calme, Brutus, ils sont là, comme toi ». Retour sur les sensations, écoute ton corps, le croquant du biscuit, le doux et le rugueux, ta respiration calme et puissante, fin des tensions, une vieille douleur au dos, des parfums, l’eau qui coule, l’armoire sombre et mystérieuse, un escalier sans issue… « Reviendras-tu ce soir, le veux-tu, le veux-tu vraiment ? » Se sentir vivant, des parfums, une joue douce, un regard  profond,  la futilité d’une sensation, des souvenirs qui reviennent : la honte d’un échec ou la jouissance d’un moment. « Oui, je reviens ». La mécanique de la tête, la posture du corps, une gymnastique intégrale, se sentir bien dans des moments ridicules, un théâtre de gestes pour un retour aux sensations, je suis là, et que là.

Mai 2017, session d’initiation à l’Ennéagramme : deux jours au Centre spirituel des Carmes d’Avon pour mieux se connaitre et mieux comprendre les autres.

Salle lumineuse, François et Valérie : ceux-là, c’est simple : ils sont un peu moi, je suis un peu eux. Puis les autres : une dominante incomprise, une pipelette futile, une calme en colère, un réfléchi plein de questions, une douce pleine de vie, des yeux bleus, des yeux verts, des parfums, des corps tièdes, de l’amour et de la tristesse, des questions et des affirmations… deux jours à perdre, et il fait beau dehors.

Je suis moi, ils sont eux, on se parle on s’explique, c’est beau comme une rivière qui coule, l’eau n’est jamais la même mais on a les même rives, les mêmes paysages. De lion, je me sens renard, le vaniteux et l’aiguilleur sont là, j’apprends de l’aviateur et du serpent, le roi et le marchand se parlent, l’astronome Turc et le buveur m’expliquent ce que je suis sans me le dire…

Je suis un lion, j’ai la force d’un gagnant et le mental d’un physique. Je sais presque ce que je suis, ils sont ceux qu’ils sont. Je les aime, je ne les comprends pas toujours, quand je suis bien, je suis facile à vivre.

Toi, tu m’as arrêté, rien ne T’es impossible.

Brutus Ennéattoz, roi des bêtes, ami des hommes et de l’Homme

31 05 2017

Au-delà de nos différences

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par Franck

Merci pour ces deux jours très enrichissants humainement et émotionnellement parlant.

J’ai découvert l’ennéagramme puis ma base (3) et même si je n’ai pas senti de changement radical en ce qui me concerne, une meilleure grille de lecture des personnalités me permet d’aborder différemment et mieux l’autre.

N’étant de surcroît pas catholique, voire plutôt athée (mais surtout pudique et discret sur mes convictions et ma foi) et provocateur sur le sujet, je reconnais avoir été très agréablement surpris par cette bienveillance ambiante et cette générosité de l’âme.

Le groupe était très hétéroclite, chaleureux, et quelques-uns sont venus me voir à la fin pour me remercier de m’être livré, et ce sentiment de fraternité et de sincérité dans les rapports au-delà de nos différences apparentes a été au fond ce qui m’a le plus touché.

Ce qui m’a valu un retour d’ennéagramme rempli d’émotions difficiles à contrôler… merci à Elisabeth et ses frères d’avoir été là.

Cultivez votre cerveau !

JardinierCULTIVEZ VOTRE CERVEAU !

La méthode Vittoz repose notamment sur le principe de la neuroplasticité du cerveau, c’est-à-dire sur sa capacité à créer de nouveaux circuits neuronaux sur la base de répétition d’exercices, générant de nouvelles habitudes. Eclairage sur le fonctionnement de notre cerveau, notre meilleur allié en matière de liberté intérieure.

Il y a un vieux dicton en neuroscience qui dit : Les neurones qui s’activent ensemble se connectent. Cela signifie que plus vous utilisez un neuro-circuit dans votre cerveau, plus ce circuit devient fort. Un autre dicton nous dit que : La pratique vous rend parfaits. Plus vous pratiquez le piano, ou parlez une langue, ou pratiquez autre chose, plus ces circuits se renforcent. Les scientifiques le savent depuis des années. Cependant, de nos jours les chercheurs apprennent une autre partie de la vérité : ce qui est important pour apprendre quelque chose, plus important encore que la pratique, c’est de désapprendre, ou de briser les connexions neuronales anciennes. C’est ce qu’on appelle élagage synaptique.

aHR0cDovL3d3dy5saXZlc2NpZW5jZS5jb20vaW1hZ2VzL2kvMDAwLzA4Ni8zNjMvb3JpZ2luYWwvYnJhaW4tc3luYXBzZS5qcGVnVoilà comment cela fonctionne : Imaginez que votre cerveau est un jardin, sauf qu’au lieu d’y faire pousser des fleurs, des fruits et des légumes, vous développez des connexions synaptiques entre les neurones. Ce sont les connexions que les neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine et d’autres utilisent. Les cellules gliales sont les jardiniers de votre cerveau – ils agissent pour accélérer les signaux entre certains neurones. Mais il y a d’autres cellules gliales qui enlèvent les détritus, arrachent les mauvaises herbes, tuent les parasites, ratissent les feuilles mortes. Les jardiniers d’élagage de votre cerveau sont appelés cellules micro gliales. Elles taillent vos connexions synaptiques.

La question est… comment savent-elles ce qu’il faut élaguer ? Les chercheurs commencent tout juste à démêler ce mystère, mais ce qu’ils savent, c’est que les connexions synaptiques qui s’utilisent moins souvent sont marquées par une protéine, C1q (ainsi que d’autres). Lorsque les cellules micro gliales détectent cette protéine, elles se lient à celle-ci et détruisent, ou taillent la synapse. C’est ainsi que votre cerveau crée de l’espace physique, pour que vous puissiez construire de nouvelles connexions plus fortes, afin d’en apprendre davantage.

C’est pourquoi le sommeil est si important. Avez-vous déjà ressenti que votre cerveau est trop plein, généralement quand vous apprenez quelque chose de nouveau ou au moment de commencer un nouvel emploi ou un nouveau passe-temps ? Eh bien, c’est probablement ce qui arrive, votre cerveau est trop plein. Lorsque vous apprenez beaucoup de choses nouvelles, votre cerveau construit des connexions, mais elles sont inefficaces. Votre cerveau a besoin d’élaguer beaucoup de connexions et de construire des voies plus simplifiées et efficaces. Il le fait quand nous dormons. Lorsque vous dormez, vos cellules cérébrales se rétrécissent jusqu’à 60%, pour créer de l’espace pour vos jardiniers gliaux qui emporteront les déchets. C’est ainsi qu’ils taillent les synapses. Vous êtes-vous déjà réveillé après une bonne nuit de repos et avoir pu réfléchir clairement et rapidement ? Vous en connaissez maintenant la raison. C’est comme si vous faisiez une défragmentation dans votre ordinateur. C’est pour cette raison que les siestes sont si bénéfiques pour vos capacités cognitives. Une sieste de 10 ou 20 minutes donne à vos jardiniers la chance d’entrer en scène, de dégager quelques connexions inutilisées et de laisser de l’espace pour en faire de nouveaux. Penser avec un cerveau privé de sommeil c’est comme si vous tentiez de vous frayer un chemin dans la jungle, avec une machette. C’est un travail lent et épuisant. Penser avec un cerveau bien reposé c’est comme d’errer tranquillement dans Central Park; les chemins sont dégagés et se connectent à différents endroits, les arbres sont là où ils devraient être et vous pouvez voir loin devant vous. C’est revigorant.

Voici comment vous pouvez contrôler ce qui est supprimé dans votre cerveau : ce sont les connexions synaptiques que vous n’utilisez pas qui sont marquées pour le recyclage. Celles que vous utilisez sont celles qui sont arrosés et oxygénés.

Soyez donc conscient de ce que vous pensez.

Si vous passez trop de temps à lire des théories sur la fin de Game of Thrones  et très peu sur votre travail, devinez quelles synapses seront marquées pour le recyclage ? Si vous êtes en conflit avec un compagnon de travail et que vous vous concentrez sur la façon de vous venger, au lieu de vous consacrer à votre super projet, vous engendrerez une superstar synaptique concentrée sur la vengeance, mais vos pensées ne seront pas novatrices.

Ce sur quoi vous vous concentrez l’emporte ! Vous modelez, littéralement, votre propre esprit en choisissant ce sur quoi vous portez votre attention.

Bien sûr, vous pouvez difficilement contrôler ce qui vous arrive tout au long de la journée, mais vous pouvez contrôler son impact sur vous. Pour être plus précis, vous pouvez choisir ce qui vous affecte et construire vos propres connexions neuronales. Au lieu de vous concentrer sur les choses qui vous empêchent d’avancer, vous pouvez vous concentrer sur des choses qui font de vous un meilleur être humain. Au lieu d’imaginer des scénarios qui ne se produiront probablement jamais, méditez. Nettoyez votre esprit. Concentrez votre esprit sur le maintenant et utilisez votre énergie mentale pour des choses profitables.

C’est vraiment un jeu de stratégie. Vous avez besoin d’utiliser intelligemment votre esprit. Résistez à la tentation de penser à des choses qui ne vous sont pas profitables. Afin de supprimer quelque chose, vous n’avez, tout simplement, qu’à arrêter d’y penser. Même lorsque vous y êtes rappelé, changez la direction de votre attention. Tôt ou tard, ce sera sélectionné pour le recyclage.

Sources: http://www.fastcompany.com/3059634/your-most-productive-self/your-brain-has-a-delete-button-heres-how-to-use-it
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