Article mis en avant

Marche consciente de nuit

JocelyneMARCHE CONSCIENTE DE NUIT
par Jocelyne
Retour d’expérience d’un cycle VITTOZ de 8 séances de 2h via le programme FOVEA

Cet apprentissage des exercices Vittoz m’a été très bénéfique dès les premières séances.

J’ai vécu les rencontres hebdomadaires comme un cocon de paix, un lieu d’écoute et de partage, tremplin d’un renouveau de dynamisme et de confiance. J’y ai retrouvé la sensation d’être moi-même et une joie de vivre oubliée.

Grâce à une pratique progressive au quotidien, j’ai acquis un réflexe d’utilisation de certains exercices qui m’aident  à gérer chaque jour situations et  émotions.

L’un d’eux, la marche consciente m’a été particulièrement utile et m’a prouvé son efficacité lors d’un incident récent :

Contrainte de faire seule 14 km à pied suite à un problème de voiture survenu en pleine campagne à la tombée de la nuit, j’ai pratiqué cet exercice dès que je me suis sentie submergée par  des sentiments négatifs (colère et découragement).

Très vite ce périple est devenu une promenade agréable où tous mes sens se sont ouverts à l’écoute de la nature comme de mon corps.

J’en garde un très bon souvenir et qui plus est sans courbatures !!!

Merci de m’avoir initié à l’utilisation de ces outils si performants. J’ai hâte d’en découvrir d’autres.

La chenille et le papillon

unnamedLA CHENILLE ET LE PAPILLON
par Dorothée
de base 3 en social

Avez-vous déjà vu le dessin-animé 1001 pattes ?

Un des personnages principaux est une énorme chenille qui tout au long de l’histoire se lamente de ne pas encore être un papillon.

Finalement, le temps (ou la volonté !) fait son œuvre et elle peut enfin s’exclamer : « Je suis devenue un magnifique papillon ! ». Sauf que son corps n’a vécu aucune transformation et seulement deux ailes minuscules, incapables de soulever ce poids, sont apparues.

Quel lien avec l’ennéagramme ?

J’y viens. Mais parce que c’est un outil de connaissance de soi, il faut bien que je vous parle de moi… parce que cette chenille, c’est moi !

14344321_1506706142688178_2284939190376479121_nOui, je sens en moi cette âme qui désire si fort s’envoler, qui se sent appelée à goûter aux joies du ciel et à n’aimer que Dieu…

Sauf que je veux le faire sans voir ou accepter mes limites, sans l’humilité de la transformation lente et qui dépend de la grâce.

Quelle étrange situation que de désirer être maintenant ce que l’on sera un jour…

Je veux, je peux ! J’ai le désir d’être, alors il faut que je le fasse…

Vous commencez à voir la base 3 ?

Ouais, la volonté c’est bien, mais il manque l’abandon, l’humilité et le lâcher-prise ou plutôt le laisser-faire !

Et le sous-type social alors ?

C’est la partie la plus délicate à vous livrer de moi…

Ce sont les 3 modules suivis de manière rapprochée qui ont permis l’affleurement de cette découverte et c’est au cours de la messe du lendemain du dernier stage que j’ai fini par comprendre…

Difficile de vous en faire part car j’en éprouve une grande honte, mais je pense que cela peut m’aider à avancer, à évoluer…

Au cours des deux jours du module 3, le mot prestige de la base 3 sous-type social ne me parlait évidemment pas !

Être reconnue dans les multiples groupes auxquels j’appartiens, oui ! J’aime pouvoir rendre ce que je reçois en étant utile à ceux qui me donnent là où je suis compétente, logique ! :) Mais pas besoin de paillettes, de titres et de médailles…

Mais finalement, et c’est là où c’est dérisoire, c’est bien au sein de la communauté qui me paraît la plus essentielle que je cherche ce prestige.

Allez, je prends ma respiration : Je-désire-être-sainte-mais-pas-n’importe-laquelle:une-grande-sainte-qui-puisse-rayonner-de-l’amour-de-Dieu-pour-le-monde-entier!

Voilà c’est dit ! Ah ! elle est belle cette chenille, n’est-ce pas ?

Je préfère en rire qu’en pleurer parce que je connais votre bienveillance et la miséricorde de Dieu, mais bon, le Seigneur a du boulot !

Et puis, au fond, je l’aime cette chenille qui un jour deviendra papillon.

 

Ré-épousé !

19424219_10155523243617948_7139740547238505122_nRÉ-ÉPOUSÉ !
par Anne
de base 6

Ce n’est pas sans appréhension que je suis arrivée à la session ennéagramme, était-ce une bonne idée me disais-je après avoir été très motivée, avoir hésité puis m’être lancée.

Mais pourquoi ce doute persistait-il en moi telle une petite voix ?

La réponse je l’eus dès le lendemain. Car telle ne fut pas ma surprise lorsque au fil du stage je compris où je me situais au niveau de ma base. Ce fut comme une révélation, un voile se levait, mes doutes, mes angoisses, mes questionnements… c’était lumineux. 

J’étais là…. Mais je comprenais également mieux pourquoi je me posais tant de questions de foi sur des sujets qui pourraient paraître tellement banals pour des gens croyants.

Donc plus de doute et ça c’est sûr, cette étude de la connaissance de soi va me permettre de mieux me comprendre et d’accepter ces doutes continuels. Elle va aussi me permettre d’avancer avec courage toujours à la lumière de l’Esprit Saint qui éclaire les esprits en proie au questionnement.

Un autre point important pour cette session, j’avais fortement engagé mon époux qu’on y  aille ensemble. Je puis dire que cela fut au-delà de nos attentes. Sa base + la mienne mais quelle complémentarité, je prends encore plus conscience de la fortune que j’ai d’avoir épousé cet homme. Deo Gratias !

Profond et simple

P1050493PROFOND ET SIMPLE

par Pascal
de base 5

Un petit bonjour depuis samedi soir pour vous redire simplement combien j’ai été enthousiasmé par ce stage (je ne vais pas me répéter) mais c’était vraiment bien: beaucoup de profondeur tout en restant simple , de bienveillance dans le groupe et de complicité entre vous deux.

J’avais un peu d’appréhension quant à la méthode orale car j’ai plus tendance à la fréquentation des livres mais en jouant le jeu des exercices, de l’émulation du groupe , des échanges, cela n’a fait que confirmé ce que je mes proches et mes lectures avaient indiqué (il est vrai que je ne venais pas sans biscuit ayant assidûment fréquenté votre site et lu pas mal de bouquins…)

Maintenant , il faut exploiter les pistes que vous nous avez données afin que cela porte du fruit et pour moi réopérer une redescende de la tête pour vivre les émotions et  vivre pleinement dans le corps.

Un grand merci à vous deux… bonjour au groupe. Je me permets de vous embrasser, surtout Valérie (ce que je n’ai pas osé samedi: ah! la spontanéité cela n’est pas trop mon truc!).

Au fait, j’aime beaucoup vos articles sur les personnages historiques, les personnages d’actualité et les analyses de film: peut être bientôt des sportifs ?

 

 

Brutus ennéattoz

downloadBRUTUS ENNEATOZ
par Sébastien
de base 8
Sébastien nous parle de lui, de son expérience du Vittoz à travers le cycle FOVEA, puis d’un stage de connaissance de soi via l’Ennéagramme.
Portrait de choc et de charme où l’articulation du Vittoz, de l’Ennéagramme et de la vie spirituelle prend corps.

Je suis un lion, j’ai la force physique, le mental d’un gagnant. Je sais ce qu’ils sont, je les méprise ou je les comprends, quand je suis bien, je suis facile à vivre. Rien ne m’arrête, rien ne m’est impossible.

J’aime le soleil et la pluie, le froid et le chaud, je suis gentil mais je peux être méchant, je rugis souvent, j’aime les miens, rien n’est trop beau pour eux, et pourtant je ne leur suis pas très agréable à vivre tout le temps… Le farniente et l’observation sont aussi miens, mieux voir pour mieux dominer, comprendre pour maîtriser, savoir pour expliquer : je suis.

Je suis sociable, le monde me plait mais je choisis mes amitiés. Faut-il encore que dans ce monde les enjeux soient ceux qui me motivent. La maigre pitance, la carcasse sèche, le blabla ne m’intéressent pas. J’aime la vie, dans ses extravagances et ses excès, la course dans la savane sèche, le corps à corps sanglant et sans merci… L’acier froid et le rugueux du béton, la veine du bois, l’ombre et la lumière sont de mon monde…. Rien, rien ne m’arrêtera. Pour eux, ou pour moi. Ou pour Toi qui Es, aussi.

Janvier 2017, démarrage d’un groupe Vittoz : 8 séances de deux heures en petit groupe, pour réapprendre à vivre pleinement l’instant.

Un soir d’hiver, humide et froid, une baie coulissante, un feu crépite, je suis seul, je suis le premier : « que fais-je ici ? » Les autres arrivent, étonnants, étrangers, presque hostiles. « Calme, Brutus, ils sont là, comme toi ». Retour sur les sensations, écoute ton corps, le croquant du biscuit, le doux et le rugueux, ta respiration calme et puissante, fin des tensions, une vieille douleur au dos, des parfums, l’eau qui coule, l’armoire sombre et mystérieuse, un escalier sans issue… « Reviendras-tu ce soir, le veux-tu, le veux-tu vraiment ? » Se sentir vivant, des parfums, une joue douce, un regard  profond,  la futilité d’une sensation, des souvenirs qui reviennent : la honte d’un échec ou la jouissance d’un moment. « Oui, je reviens ». La mécanique de la tête, la posture du corps, une gymnastique intégrale, se sentir bien dans des moments ridicules, un théâtre de gestes pour un retour aux sensations, je suis là, et que là.

Mai 2017, session d’initiation à l’Ennéagramme : deux jours au Centre spirituel des Carmes d’Avon pour mieux se connaitre et mieux comprendre les autres.

Salle lumineuse, François et Valérie : ceux-là, c’est simple : ils sont un peu moi, je suis un peu eux. Puis les autres : une dominante incomprise, une pipelette futile, une calme en colère, un réfléchi plein de questions, une douce pleine de vie, des yeux bleus, des yeux verts, des parfums, des corps tièdes, de l’amour et de la tristesse, des questions et des affirmations… deux jours à perdre, et il fait beau dehors.

Je suis moi, ils sont eux, on se parle on s’explique, c’est beau comme une rivière qui coule, l’eau n’est jamais la même mais on a les même rives, les mêmes paysages. De lion, je me sens renard, le vaniteux et l’aiguilleur sont là, j’apprends de l’aviateur et du serpent, le roi et le marchand se parlent, l’astronome Turc et le buveur m’expliquent ce que je suis sans me le dire…

Je suis un lion, j’ai la force d’un gagnant et le mental d’un physique. Je sais presque ce que je suis, ils sont ceux qu’ils sont. Je les aime, je ne les comprends pas toujours, quand je suis bien, je suis facile à vivre.

Toi, tu m’as arrêté, rien ne T’es impossible.

Brutus Ennéattoz, roi des bêtes, ami des hommes et de l’Homme

31 05 2017

Au-delà de nos différences

12718312_10153793120528283_8428888133103720731_nAU-DELÀ DE NOS DIFFÉRENCES
par Franck

Merci pour ces deux jours très enrichissants humainement et émotionnellement parlant.

J’ai découvert l’ennéagramme puis ma base (3) et même si je n’ai pas senti de changement radical en ce qui me concerne, une meilleure grille de lecture des personnalités me permet d’aborder différemment et mieux l’autre.

N’étant de surcroît pas catholique, voire plutôt athée (mais surtout pudique et discret sur mes convictions et ma foi) et provocateur sur le sujet, je reconnais avoir été très agréablement surpris par cette bienveillance ambiante et cette générosité de l’âme.

Le groupe était très hétéroclite, chaleureux, et quelques-uns sont venus me voir à la fin pour me remercier de m’être livré, et ce sentiment de fraternité et de sincérité dans les rapports au-delà de nos différences apparentes a été au fond ce qui m’a le plus touché.

Ce qui m’a valu un retour d’ennéagramme rempli d’émotions difficiles à contrôler… merci à Elisabeth et ses frères d’avoir été là.

Cultivez votre cerveau !

JardinierCULTIVEZ VOTRE CERVEAU !

La méthode Vittoz repose notamment sur le principe de la neuroplasticité du cerveau, c’est-à-dire sur sa capacité à créer de nouveaux circuits neuronaux sur la base de répétition d’exercices, générant de nouvelles habitudes. Eclairage sur le fonctionnement de notre cerveau, notre meilleur allié en matière de liberté intérieure.

Il y a un vieux dicton en neuroscience qui dit : Les neurones qui s’activent ensemble se connectent. Cela signifie que plus vous utilisez un neuro-circuit dans votre cerveau, plus ce circuit devient fort. Un autre dicton nous dit que : La pratique vous rend parfaits. Plus vous pratiquez le piano, ou parlez une langue, ou pratiquez autre chose, plus ces circuits se renforcent. Les scientifiques le savent depuis des années. Cependant, de nos jours les chercheurs apprennent une autre partie de la vérité : ce qui est important pour apprendre quelque chose, plus important encore que la pratique, c’est de désapprendre, ou de briser les connexions neuronales anciennes. C’est ce qu’on appelle élagage synaptique.

aHR0cDovL3d3dy5saXZlc2NpZW5jZS5jb20vaW1hZ2VzL2kvMDAwLzA4Ni8zNjMvb3JpZ2luYWwvYnJhaW4tc3luYXBzZS5qcGVnVoilà comment cela fonctionne : Imaginez que votre cerveau est un jardin, sauf qu’au lieu d’y faire pousser des fleurs, des fruits et des légumes, vous développez des connexions synaptiques entre les neurones. Ce sont les connexions que les neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine et d’autres utilisent. Les cellules gliales sont les jardiniers de votre cerveau – ils agissent pour accélérer les signaux entre certains neurones. Mais il y a d’autres cellules gliales qui enlèvent les détritus, arrachent les mauvaises herbes, tuent les parasites, ratissent les feuilles mortes. Les jardiniers d’élagage de votre cerveau sont appelés cellules micro gliales. Elles taillent vos connexions synaptiques.

La question est… comment savent-elles ce qu’il faut élaguer ? Les chercheurs commencent tout juste à démêler ce mystère, mais ce qu’ils savent, c’est que les connexions synaptiques qui s’utilisent moins souvent sont marquées par une protéine, C1q (ainsi que d’autres). Lorsque les cellules micro gliales détectent cette protéine, elles se lient à celle-ci et détruisent, ou taillent la synapse. C’est ainsi que votre cerveau crée de l’espace physique, pour que vous puissiez construire de nouvelles connexions plus fortes, afin d’en apprendre davantage.

C’est pourquoi le sommeil est si important. Avez-vous déjà ressenti que votre cerveau est trop plein, généralement quand vous apprenez quelque chose de nouveau ou au moment de commencer un nouvel emploi ou un nouveau passe-temps ? Eh bien, c’est probablement ce qui arrive, votre cerveau est trop plein. Lorsque vous apprenez beaucoup de choses nouvelles, votre cerveau construit des connexions, mais elles sont inefficaces. Votre cerveau a besoin d’élaguer beaucoup de connexions et de construire des voies plus simplifiées et efficaces. Il le fait quand nous dormons. Lorsque vous dormez, vos cellules cérébrales se rétrécissent jusqu’à 60%, pour créer de l’espace pour vos jardiniers gliaux qui emporteront les déchets. C’est ainsi qu’ils taillent les synapses. Vous êtes-vous déjà réveillé après une bonne nuit de repos et avoir pu réfléchir clairement et rapidement ? Vous en connaissez maintenant la raison. C’est comme si vous faisiez une défragmentation dans votre ordinateur. C’est pour cette raison que les siestes sont si bénéfiques pour vos capacités cognitives. Une sieste de 10 ou 20 minutes donne à vos jardiniers la chance d’entrer en scène, de dégager quelques connexions inutilisées et de laisser de l’espace pour en faire de nouveaux. Penser avec un cerveau privé de sommeil c’est comme si vous tentiez de vous frayer un chemin dans la jungle, avec une machette. C’est un travail lent et épuisant. Penser avec un cerveau bien reposé c’est comme d’errer tranquillement dans Central Park; les chemins sont dégagés et se connectent à différents endroits, les arbres sont là où ils devraient être et vous pouvez voir loin devant vous. C’est revigorant.

Voici comment vous pouvez contrôler ce qui est supprimé dans votre cerveau : ce sont les connexions synaptiques que vous n’utilisez pas qui sont marquées pour le recyclage. Celles que vous utilisez sont celles qui sont arrosés et oxygénés.

Soyez donc conscient de ce que vous pensez.

Si vous passez trop de temps à lire des théories sur la fin de Game of Thrones  et très peu sur votre travail, devinez quelles synapses seront marquées pour le recyclage ? Si vous êtes en conflit avec un compagnon de travail et que vous vous concentrez sur la façon de vous venger, au lieu de vous consacrer à votre super projet, vous engendrerez une superstar synaptique concentrée sur la vengeance, mais vos pensées ne seront pas novatrices.

Ce sur quoi vous vous concentrez l’emporte ! Vous modelez, littéralement, votre propre esprit en choisissant ce sur quoi vous portez votre attention.

Bien sûr, vous pouvez difficilement contrôler ce qui vous arrive tout au long de la journée, mais vous pouvez contrôler son impact sur vous. Pour être plus précis, vous pouvez choisir ce qui vous affecte et construire vos propres connexions neuronales. Au lieu de vous concentrer sur les choses qui vous empêchent d’avancer, vous pouvez vous concentrer sur des choses qui font de vous un meilleur être humain. Au lieu d’imaginer des scénarios qui ne se produiront probablement jamais, méditez. Nettoyez votre esprit. Concentrez votre esprit sur le maintenant et utilisez votre énergie mentale pour des choses profitables.

C’est vraiment un jeu de stratégie. Vous avez besoin d’utiliser intelligemment votre esprit. Résistez à la tentation de penser à des choses qui ne vous sont pas profitables. Afin de supprimer quelque chose, vous n’avez, tout simplement, qu’à arrêter d’y penser. Même lorsque vous y êtes rappelé, changez la direction de votre attention. Tôt ou tard, ce sera sélectionné pour le recyclage.

Sources: http://www.fastcompany.com/3059634/your-most-productive-self/your-brain-has-a-delete-button-heres-how-to-use-it
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Métaphore de la base 4

LA BREBIS ÉGARÉEFullSizeRender
Par Marie-Astrid

de base 4 en social

Je suis la brebis égarée… La plus petite, la toute dernière. Je suis du troupeau mais je n’en suis pas. Unique parmi mes semblables, mes sœurs sont mon miroir. Mouton noir, perle rare, je me dois d’être à leurs yeux, trouver ma place pour prendre vie. Je suis au milieu d’elles à jamais chez moi et pour toujours étrangère.

Marcher, avancer, traverser les forêts sombres et les verts pâturages, voir le printemps surtout, j’ai soif de toute beauté. Je chéris cette création que je contemple, constante splendeur, vie et mort et vie de nouveau. Je suis ancrée dans le temps, le rythme envoûtant des nuits et des jours qui se succèdent. Chacun de mes pas me rappelle le précédent et m’entraîne vers le suivant. Moi qui la vois, qui la perçois si fort et qui en vis, je dois au troupeau de lui donner la beauté. Voilà, peut-être, ma place, ma légitimité et mon seul recours: révéler cette réalité qui m’enchante, laisser passer la lumière à peine teintée des couleurs de mon vitrail.

Je ressens pourtant un tel ennui! Elles ne me comprennent pas, ces autres brebis, elles ne saisissent ni la violence des contraires ni la profondeur du puits. Toutes dramatiquement semblables, mornes et uniformes. À la superficie d’elles-mêmes, elles me forcent à survivre; et je m’épuise à puiser ailleurs ce qui peut masquer, meubler, m’illusionner… La tristesse m’envahit, le désespoir me gagne car il est ce manque que rien ne comble, cette quête qu’aucune ne comprend. Atteindrais-je ma terre promise, mon éternel printemps? Où se trouve la beauté qui ne fane pas et pourtant sans cesse se renouvelle? Qui entendra mon cri…

La monotonie me recouvre, ce gris troupeau, la médiocrité du pareil. Le vide m’oppresse. Je pourrais tout, mais pas rien! Les ténèbres d’une infinie tristesse m’enivrent, et j’oublie d’avancer, je m’arrête; le troupeau s’éloigne et je sais le danger, car ma solitude est ma
plus grande douleur. Je répands mon sang dans mes larmes. Je le contemple un peu, de plus loin, suis tentée et je m’abandonne moi-même… quel qu’en soit le prix, me sentir vivre…

CRD5lltWoAAMuHkC’est alors que je l’aperçois! J’en doute, je rêve? Sa haute silhouette se dessine et s’approche doucement, vient de la lumière, Il est la lumière. Vient-il pour moi? Mon cœur bondit, mes pattes faiblissent. Il s’approche, Son visage sublime rayonne d’un amour infini… Il irradie, me sourit. Je suis agonie, je voudrais m’avancer mais je me découvre si noire et sale, soudain si laide! Je crois mourir d’indignité. Il ne peut m’aimer. Je m’effondre… et au fond de ma faiblesse il se penche et me caresse et me prend sur son cœur ; enfin je vis! Je n’étais pas et je deviens aujourd’hui. Les battements de mon cœur, cris dans le vide, sordide mécanique, soudain trouvent leur sens… simple écho de la source, si faible réponse à l’infini.

Il me ramène, portée sur son cœur. Je comprends que les quatre-vingt-dix-neuf autres sont restées seules car il m’a préférée,  infiniment, moi la perdue, la toute faible, plus précieuse à ses yeux qu’elles toutes rassemblées. Moins aimable et plus indigne, je suis désormais et pour toujours la blanche, l’éclatante, la toute belle; celle qu’il a lui même daigné laver, purifier d’un simple regard, brasier d’amour.

Métaphore de l’émotion

Created with Nokia Smart Cam

Created with Nokia Smart Cam

QUAND L’ÉMOTION FRAPPE A TA PORTE
Métaphore de l’émotion
par France
au retour du Module 4 de l’Ennéagramme sur les émotions

L’as-tu déjà vraiment rencontrée l’étrange dame qui vit à la porte de chez toi ? Et qui entre quelquefois ? Tu sais bien celle dont je veux parler, celle dont tu as tendance à te protéger, celle que peu finalement, accueillent en pure simplicité. Il est vrai qu’elle est déconcertante, inconvenante, sous ses multiples visages, ses mille et une manières et ses plus surprenantes apparences.

Tu le sais déjà, mais je te le redis une fois. Elle n’a pas d’heure. Elle se présente chez toi à l’improviste, de jour, de nuit, matin ou soir, par tous les temps et en tout lieu. Habillée de tendresse ou trempée de larmes, revêtue de beauté ou froquée d’habits sales, fulminante ou caressante, paisible ou tonitruante, elle est feu, elle est flamme, elle est vague, elle est vent, étincelle ou bien volcan. Elle est source ou océan, jaillissante ou déferlante, elle est lac, elle est pluie, elle est vigueur pour bâtir ou force pour anéantir. Elle est taureau vigoureux ou fine gazelle, lionne rugissante ou coquine sauterelle, rhinocéros enragé ou léger papillon, truie qui se vautre ou tendre marmotte. Elle frappe à ta porte….

Ouvriras-tu ? La laisseras-tu longtemps seule sur le palier dehors, au risque de la voir frapper plus fort ?… Tu hésites ?… Tu n’as pas le temps ? … Tu prétextes quelques autres affaires, plus sérieuses, plus sûres, moins aléatoires… Tu cherches un exutoire…

Elle frappe encore, doucement… fortement, énergiquement ! Par la fenêtre, tu risques un regard, tu tends une oreille. Elle crie, elle supplie, elle pleure, elle enrage, elle chante, elle rit, elle vomit, elle hurle, elle frappe, tambourine… Vue d’ici, de la terrasse de ta chambre haute, tu la crois tout simplement folle.

Mais voilà-t-il pas qu’elle entre ! Non mais quel culot, sans permission, sans autorisation, elle prend toute la place, dévaste, inonde, brûle, détruit, attendrit, envahit, adoucit, étreint, réjouit… Tu ne sais pas, tu ne sais plus ! Elle a gagné, tu es submergé…

Alors la prochaine fois, quitte ta tour de contrôle, descends à sa rencontre, ouvre-lui ta porte, avant qu’elle ne s’emporte, accueille là, telle qu’elle se présente à toi. Ne cherche pas à l’embobiner ou à lui imposer ta façon de voir, ta façon de faire. Toi, laisse-toi faire! Consens à sa surprise, au rayonnement de son être. Regarde-la, écoute-la, sens-la, touche-la, goûte-la. Laisse-toi surprendre, conduire par ses chemins. Fais connaissance, apprivoise ton amie. Car en réalité, oui cette étrange dame est bel et bien ton amie, une amie fidèle, franche, lucide… Cette apparente folle étrangère n’est pour toi qu’une humble messagère.

Elle vient te révéler ce pour quoi tu es fait, ce pour quoi tu es. Quel que soit son visage du moment et ses bizarres accoutrements, ses intrusions passagères, elle te livrera toujours, à condition que tu l’écoutes, un message pour la route. De mille manières, elle te fera comprendre ce qui te dérange, te bouscule, t’agace, t’égare, te dégoûte ou t’attire, te réjouis ou t’attriste, te donne envie de fuir ou d’approcher… et ainsi tu sauras… Tu sauras enfin… Tu sauras qu’il est vrai ton rêve le plus fou, celui qui de tout temps est inscrit au plus profond de toi. Tu es créé pour être, pour vivre et demeurer, dans la joie, dans la paix, dans l’amour, et ce, pour l’éternité. Laisse-toi faire, consens à sa venue, accueille cette souveraine inconnue et alors, comme le sel se dissout et donne saveur aux aliments, elle se fondra dans ta vie tout simplement et manifestera ta splendeur inlassablement.