Archives de catégorie : Témoignages

Porte d’entrée

PORTE D’ENTREE
par Clotilde

Encore un immense merci pour ce stage. Ce fut vraiment un moment court mais… intense.

Je suis venue comme une touriste et j’ai été plus que chamboulée, parce que mes limites et les croyances ont vraiment implosées.  Enfin une porte d’entrée où un fil à tirer que je cherche depuis un bon nombre d’années.

Le travail continue encore car les remous ne commencent à s’estomper que maintenant… Efficacité garantie.

Vous faites un très beau travail et surtout qui rapproche de Dieu et dans cette belle aventure c’est l’un des points principaux que je retiens. Merci encore pour votre bienveillance.

 

 

Tendre doloire

TENDRE DOLOIRE
par Adrienne
de base 8

Sans rien y connaître, j’ai débarqué, en retard, au stage ennéagramme. Avant d’avoir repris mes esprits, me voici projetée en petit groupe, autour de cette question : Ce qui vous agace le plus? Les quatre premiers avouent, du bout des lèvres, que c’est pour l’une la lenteur, l’autre le travail mal fait, le troisième le temps perdu, la quatrième le mensonge. Tout le langage non verbal de l’irritation gronde en eux mais ils sont unanimes; ils prennent sur eux, leurs colères sont très rares mais alors cinglantes. J’ai l’impression d’être un ovni, ce qui m’énerve, moi, ce sont les colères si visibles et pourtant non verbalisées. Je n’ai alors rien de plus urgent que de les faire sortir. Deuxième atelier, proposer un objet. Pour commencer, une femme choisit la boucle d’oreille, ornement léger, si personnalisable, qui  illumine le visage. Suis-je vraiment un éléphant dans un magasin de porcelaine? Voici mon objet, mouvement de recul. Non ce n’est pas une hache!

Cet objet m’est venu comme une évidence, j’ ai véritablement une fascination tendre pour la doloire. Son fer à lui seul pèse plusieurs kilos et son tranchant mesure une bonne trentaine de centimètres, à première vue on croit reconnaître l’arme d’un bourreau. Une hache à abattre se manie avec des mouvements amples et puissants afin que la vitesse multiplie la force et que la frappe gagne en efficacité. Pour la doloire, rien de tel, elle n’a qu’un tranchant   ne peut utiliser que la force de sa masse, une force qui ne peut porter que vers le bas. Elle n’a vraiment rien d’une arme d’assaut.

Très lourde, assymétrique, avec son manche court; l’utiliser pour abattre serait au minimum épuisant et désastreux, probablement impossible. Elle sert à équarrir. A Guédelon, les charpentiers travaillant exclusivement à la main ont compris, par expérience, à quel point elle était plus appropriée que la scie. Par un travail maîtrisé et précis elle fait sauter l’aubier pour découvrir, aplanir et ajuster la partie noble et solide d’un tronc. Les poutres réalisées ainsi sont harmonieuses et plus solides; elles respectent le bois et ses fibres. Les poutres peuvent ne pas être droites, être non standard; elles n’en trouveront pas moins leurs places dans la structure d’une habitation.

La doloire peut travailler des pièces de bois courbes, mais est impitoyable pour les vices dissimulés.  Elle sert à faire des toits authentiques, solides, cohérents, d’une beauté brute; sous lesquels on se sent bien, protégé. C’est un outil simple, un peu effrayant, sans apparat, mais puissant, qui permet un travail délicat. Dans un chantier, la doloire ne réalise qu’une partie du travail. Que pourrait-elle sans la hache d’abattage et les roues, sans les ciseaux et marteaux, les équerres et les niveaux, les échafaudages et les cordes de levage… Chaque fonctionnement a sa cohérence et ses dangers, mais tous sont indispensables.

Dans les regards des autres participants, j’ai vu qu’une personne qui dévoile la colère, qui ne supporte pas les incohérences (qui finalement nuiront aux plus démunis), qui se présente sans détour, peut aussi avoir sa place.

Les grilles de lecture des comportements, fréquemment très genrés dans nos milieux cathos m’ont souvent laissée culpabilisée et perplexe; je ne me retrouvais pas dans les descriptions de La Femme. J’ai déployé énormément d’énergie pour changer de fonctionnement. Ce premier stage m’a fait découvrir des clefs pour mettre à distance les moralisations centrées exclusivement sur un mode de fonctionnement, jugeant les autres avec mépris et donnant des conseils étouffants. Des clefs, aussi, pour me réjouir de la diversité des approches de chacun, de la mienne.

 

Joie !

JOIE !
par Blandine et François-Xavier

Nous sommes très heureux, tous les deux, d’avoir pu participer ensemble à cette session avec vous !

Vraie découverte de l’enneagramme, qui est un peu une révélation… et qui portera des fruits, c’est sûr !

Merci pour cette animation interactive, joyeuse et très professionnelle en même temps, très attentionnée et délicate pour chacun.

Ce fut très riche, nous sommes donc tout à fait partants pour participer au M2 en novembre prochain, nous nous y préinscrivons donc avec joie.

Je viens d’aller sur ton site et j’ai consulté quelques témoignages très beaux…. nous allons regarder cela et nous replonger avec joie dans nos bases pour les découvrir encore plus, les faire murir, en parler ensemble pour les aider à s’épanouir…

 

Une arme anti-totalitaire

UNE ARME ANTI-TOTALITAIRE
par Franck

Cette fin de semaine, stage sur l’ennéagramme, admirablement mené par Valérie et François Huguenin Maillot.

L’ennéagramme est une analyse de la structure de la personne humaine en 9 configurations. Il permet une approche fine de la psyché dans ses trois dimensions (corps, cœur et esprit).

Loin d’enfermer celle-ci dans des catégories réductrices, cette méthode permet, pas son humilité et sa finesse, d’en découvrir toute la complexité et toute la richesse.

Outil de connaissance de soi bien sûr, mais aussi de connaissance des autres, il m’est apparu durant cette session que l’ennéagramme permettait de répondre à une question essentielle, celle de la parabole du bon Samaritain :

« Qui est mon prochain ? »

A cette question, le Christ a donné une réponse qui bouleversa et ravisa toutes les conceptions communément admises. Le prochain n’est pas celui qui est proche de moi (ou que je crois semblable à moi), mais celui dont je me fais proche et dont je prends soin.

Or comment se faire proche de l’autre sans se connaître soi-même? Et sans chercher à le connaître lui, tel qu’il est et non tel que me le représentent mes préjugés ou mon imaginaire?

L’ennéagramme permet de culbuter ces préjugés et cet imaginaire.

Par ailleurs, c’est une excellente arme anti-totalitaire.

Je m’explique :

Si l’on considère la plus belle parole jamais proférée dans l’histoire des hommes :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même! »

Tout le monde est généralement d’accord sur ce programme…

Mais, nous avons tendance à aimer notre prochain… sauf (sauf untel, sauf ceux-ci, sauf ceux-là, etc.)

A partir du moment où j’exclus du champ du prochain ne serait-ce qu’un seul être, j’entre dans un processus totalitaire parce que je décide moi-même de qui compose la totalité.

C’est cela le totalitarisme, c’est dire : mon prochain sauf

Alors, concrètement, comment ne pas exclure? Sinon à en rester à de belles paroles pieuses?

Il m’est apparu clairement, durant ces deux jours, que l’ennéagramme était un bon moyen, pratique et réaliste, de ne plus dire sauf, ou de le dire moins.

Ce n’est pas le seul bien sûr, mais il est accessible et intéressant en ce qu’il offre la possibilité d’une confirmation de soi et de l’autre.

 

Fleurir

FLEURIR
par François-Xavier
avec Florence

 

Nous sommes dans une énorme digestion de ces deux jours passés avec vous tous maintenant que nous avons nommé.

Nous pouvons faire mémoire et fleurir comme au printemps.

 

C’est vraiment une merveilleuse autorisation que nous nous donnons grâce à cette recherche que vous nous faites faire, et dans laquelle vous nous aidez grâce à votre expérience et votre cœur.

Je transmets autour de moi le bien que je pense de votre travail.

 

Ennéagramme en entreprise

L’ENNEAGRAMME EN ENTREPRISE
par Jacques-Olivier

Supposons que votre manager vous demande, ainsi qu’à vos homologues, de lui envoyer d’ici la fin de la semaine un fichier Excel présentant votre marché. Quelle va être votre réponse selon votre base?

1 – Cette demande est trop générale, merci de préciser son contexte et les hypothèses sous-jacentes. Pour améliorer les process, il faudra l’intégrer dans le CRM ou l’ERP de l’entreprise.

2 – Je vais préparer un modèle de fichier, pré-rempli, que je partagerai à l’équipe en leur proposant de le remplir ensemble.

3 – Je renvoie le fichier complété ce soir.

4 – Mon cas est vraiment particulier, et cette demande est générique. Je sens que je vais plutôt préparer un PowerPoint.

5 – Je vais creuser le sujet et me renseigner dans la littérature ou des bases de données, afin de préparer une réponse argumentée et exhaustive.

6 – Cette requête devrait être gérée plutôt par le manager de l’autre équipe de l’organisation? En tout cas je checkerai toutes les formules, et le fichier sera crypté, avec un mot de passe.

7 – J’inclurai aussi dans le fichier d’autres informations sur des marchés adjacents potentiels auxquels je pense, une liste de nouveaux prospects et quelques éléments de benchmark.

8 – Je délègue la préparation à un jeune dans l’équipe (il est déjà dessus) et je renvoie le fichier d’ici 48 heures.

9 – Je le ferai demain, sinon ça déséquilibre trop mon programme. Chaque chose en son temps.

Sans mettre les personnes dans des cases, envisager des hypothèses pour son manager, ses interlocuteurs professionnels, les jeunes que l’on suit en mentorat… et ajuster son comportement en conséquence, peut éviter certaines tensions et incompréhensions au sein de l’entreprise.

Vous vous reconnaissez en base 1, perfectionniste, cherchant à transformer le monde? Il n’est pas forcément pertinent d’affronter votre collègue en le reprenant rigoureusement sur tout. Si vous supposez qu’il peut être 9 (voire qu’il l’a partagé avec vous), son ressort intime est d’éviter le conflit et il risque de faire de la résistance passive si vous le mettez sous pression. À vous de réfléchir, alors, pour trouver des moyens d’échange plus appropriés et plus efficaces.

Il faut de la volonté, une envie de se connaître, de découvrir, de mieux comprendre, du temps, et un questionnement de soi pour accueillir ce que l’on pense être sa base.

Il vous faudra des temps de silence, pour vous recueillir, réfléchir à vous. Et avec persévérance, à vous remettre en question.

Voici une excellente adresse, ancrée dans la philosophie aristotélicienne et chrétienne, et incarnée avec beaucoup de professionnalisme et d’enthousiasme lors de ses modules de formation : www.valeriemaillot.com

 

 

Chaque chose en son temps

CHAQUE CHOSE EN SON TEMPS
par Nicolas
de base 6

Cela fait longtemps que je voulais m’inscrire au M1, j’ai découvert ennéagramme grâce à mes
parents puis l’une de mes sœurs. Ma curiosité était piquée depuis des années mais je n’avais pas passé le pas malgré tout, je repoussais le moment car je ne me sentais pas prêt.

Après un Noël en famille, accompagné de nombreuses discussions sur l’ennéagramme, je me suis inscrit à mon retour de vacances car j’avais senti que le moment était venu.

Lors du stage et après quelques hésitations je me suis identifié à la base 6. Cette découverte m’a permis de mieux me comprendre et comprendre mon rapport aux autres.

Récemment un copain m’a dit que selon lui je me dévoilais en fonction du degré d’amitié que j’ai avec mon interlocuteur. J’ai trouvé cette analyse très juste.

Ce stage était très intense et m’a beaucoup plu, j’ai hâte de découvrir les autres modules et en
apprendre plus. Merci beaucoup !

Vers l’équilibre

VERS L’EQUILIBRE
par Corinne

Ce M1 à Fontainebleau fut un moment important pour moi.

En me permettant de cerner ma personnalité et de découvrir les huit autres bases, Valérie et François m’ont permis de comprendre l’incompréhension des autres  dans certaines situations.

J’ai également découvert la vertu qui me fait défaut et qui me permettra d’obtenir un équilibre parfois difficile à atteindre et à conserver.

Depuis huit jours, je pratique et je prends conscience du bien que cela me procure.

J’ai hâte de revenir pour les prochains modules, je suis très curieuse de découvrir tout ce que l’ennéagramme transmet, ce qui est très difficile à trouver seul.

Bien à vous, tous !

Comme un puzzle

COMME UN PUZZLE
Par Renée Michèle
de base 8

L’ennéagramme, j’y suis arrivée par une amie qui m’a chaudement recommandé de suivre cette formation. Je n’ai rien lu sur le sujet.

J’ai fait beaucoup d’ateliers par le passé. J’y allais sans attente, en imaginant que ce serait pour moi un énième outil. J’étais loin de m’imaginer ce qui m’attendais.

Avec Valérie et François, j’ai découvert qui j’étais ou plutôt j’ai accepté de reconnaître qui je suis. Le déroulement de ces deux jours s’apparente pour moi un puzzle qui se construit pas à pas d’une manière naturelle. J’ai eu l’impression que ça n’allait pas assez vite (peut être ma base 8 qui a parlé au début), mais au final toutes les informations sont arrivées au moment où nous en avions besoin.

Ce puzzle s’est fait dans la bienveillance, la chaleur et une écoute comme j’en ai rarement vu. Comme si chaque mot avait son importance, comme si tout notre être était écouté. Durant ces deux jours, je me suis trouvée et j’ai commencé à comprendre les autres.

J’ai particulièrement apprécié deux choses: tout d’abord, cette volonté perpétuelle de nous laisser nous connaître par nous-même, sans jamais le faire à notre place. Puis, la liberté que nous donne cet enseignement: loin de nous enfermer dans une case, cela nous offre une multitude de possibilités pour le futur.

Je suis sortie de ces deux jours fatiguée mais une bonne fatigue; je dirais une fatigue libératrice. Qu’est-ce que ça fait du bien de laisser notre moi intérieur se révéler et de se sentir plus fort ! Merci infiniment, Merci.

Et après le module 2 :

C’est fou comme je me sens plus libre après chaque session ! 🙂

En famille

EN FAMILLE
par Ann
avec Jean-Marie, Elise, François, Cécile et Noémie

C’est l’histoire improbable d’un voyage familial inattendu à Fontainebleau.
Une histoire née et jalonnée de confiance.
Confiance en la personne qui nous avait parlé de l’Ennéagramme et de la bienveillante manière dont la formation était donnée là-bas.

Confiance en la vie que chaque enfant, à l’étape où il en était arrivé aujourd’hui, aurait la capacité de prendre assez de recul que pour accueillir ce temps comme un éclairage pour sa vie, sur son fonctionnement, ses aspirations, ses peurs, ses joies, ses désirs.
Confiance des enfants de suivre cette proposition sans la connaître vraiment et de jouer le jeu de l’investissement minute après minute…
Confiance de Valérie et François d’accepter ce challenge inédit et délicat..
Oui, c’était un peu une folie !
Non ce n’était pas gagné d’avance.
Confiance lève-toi ! Confiance levons-nous…

Nous sommes rentrés le cœur paisible, un peu plus  humanisés après ces deux jours d’invitation à l’écoute et à la parole.
A l’écoute de ce qui se disait en nous, et de ce que l’autre disait de nous.
Se laisser révéler, enfants, parents par la parole respectueuse de l’autre, son enfant, son frère, sa sœur, son papa, sa maman, son conjoint. Revisiter, parfois avec humour, des moments partagés, des anecdotes familiales…
Accepter de lâcher prise, de retoucher à l’histoire joyeuse ou nouée de l’enfance, essayer d’accompagner l’autre, s’il en a le désir, dans les réalités joyeuses ou douloureuses de sa plus ou moins longue vie.

Merci tellement à Valérie et François d’avoir accueilli chacun dans sa différence et sa spécificité. Merci pour la complémentarité et la perspicacité dans l’animation et de nous avoir fait découvrir autrement de grands visages de l’Evangile et de la spiritualité.

Merci enfin de nous avoir permis d’être je et nous en toute liberté et sécurité,  de nous avoir permis de vivre cette étape en famille. Chacun maintenant peut, à son rythme, cœur, corps, esprit laisser mûrir en lui les fruits de l’ensemencement…

Ann

En guise de réponse, je vous redis encore à chacun à quel point nous avons été émus et heureux, François et moi, de ces deux jours. Simplicité, humilité, vérité: il en faut en effet de la confiance… et du courage aussi. C’est très beau à contempler.

Je me suis sentie petite au début et un peu gênée d’être accueillie ainsi dans l’intimité d’une famille.
Puis très vite, quelque chose de très naturel s’est installé, il n’y avait plus qu’à… vous laisser faire.

Les instants que je garde? Les petits flashs-backs joyeux sur des moments qui vous sont propres et qui disent quelque chose de ce qui vous unit. Celui où toute la famille a éclairé, tout en délicatesse, pudeur et douceur, l’expression de la colère de Jean-Marie qu’il ne pouvait pas voir de lui-même. Les douces provocations de François – sa manière à lui d’ouvrir une brèche sur l’essentiel (en vérité, il a largement contribué à la profondeur de ces deux jours), l’affection entre frère et sœurs et leur complicité dans le scoutisme; les petites joutes taquines aussi, tellement vivantes; l’ancrage tranquille de Noémie, l’énergie souriante de Cécile, l’attention (et les attentions) d’Elise. Et cette sacrée maman qui embarque les siens par instinct, par amour profond et qui passe avec eux la porte étroite de ce pari un peu fou. Et puis ce qui circule entre vous d’ardeur, de vie, de foi partagée dans une grande liberté. Quel cocktail… Une expérience unique, que je ne suis pas prête d’oublier.

Alors un très grand merci en retour, sans oublier la Petite sœur ermite qui a été notre trait d’union, ingénu et orant.
Belle route à chacun !
Bien amicalement,
Valérie