
LA SALLE DE CINEMA
Métphore du sous-type tête-à-tête
par Solange, de base 5 en tête-à-tête
Lors du module 3 de formation à l’ennéagramme proposé par Valérie et François Maillot, nous avons évoqué trois sous-types, dont l’un d’eux est notre préoccupation majeure, notre champ d’attention et notre lieu de talent : survie, tête-à-tête ou social.
Étant de sous-type tête-à-tête – et de type 5, l’Observateur -, laissez-moi vous proposer une image pour caractériser le tête-à-tête: le cinéma.
Le tête-à-tête est, à mon sens, une façon d’accéder au monde de la personne en face de nous. Une seule personne permet d’aller en profondeur, et non pas de s’éparpiller entre diverses personnalités sans vraiment creuser et découvrir leur trésor intérieur.
Dans le tête-à-tête, on prend un billet de cinéma, on regarde le visage de la personne, son regard, ses émotions, ses paroles, ses souvenirs, son histoire, ses espoirs. Son film est unique.
Mais on ne parlerait que de la moitié de la réalité si on excluait le fait que cette personne nous regarde également. Elle voit également notre film: notre sourire, nos joies, nos regrets… C’est ce jeu de miroirs qui permet de faire résonner deux histoires, éclairer deux cavernes, vibrer deux instruments de musique. Il permet de faire sortir, le temps d’un échange, ce qui était resté caché.
Alors, dans ce cas, quelqu’un qui passe nous proposer des pop-corns – ou pire, s’asseoir à côté de nous – peut se révéler légèrement importun. Pourtant, il a peut-être lui aussi une belle histoire à raconter, et soif d’entendre notre récit. Mais il serait préférable que cela ne se fasse pas à trois. En tête-à-tête, bien entendu!
Il est vrai qu’il faut parfois sortir du cinéma, pour aller vider le lave-vaisselle. Même si… on pourra peut-être le faire en écoutant un podcast! Un entretien, où deux personnes échangeront des confidences. Il sera peut-être possible de lire un livre-témoignage, où l’on découvrira le monde unique de l’auteur… Cette intensité intérieure qui colore les journées n’est-elle pas le sel de la vie? En tout cas, que je le veuille ou non, c’est le mien.
