Les sous-types

Eric Salmon

Eric Salmon

Le sous-type n’est pas propre à l’ennéagramme puisque, de tout temps, on a différencié trois instincts chez l’homme : l’instinct de conservation, l’instinct sexuel et l’instinct social ; répartis harmonieusement sur terre pour assurer la survie, la reproduction et la vie en société.

 L’ennéagramme met en lueur que chaque personne développe à l’excès un instinct au détriment des deux autres : c’est à la fois son expertise et sa faiblesse car c’est dans ce secteur que le manque peut lui être le plus douloureux.

Par exemple, un sous-type survie portera son attention de manière privilégiée sur les questions de nourriture, de confort, de chaleur, d’habitation, d’argent, le cercle familial restreint. Expert dans le domaine de la maison, il sera d’abord préoccupé de cela. Un sous-type tête-à-tête (mot plus juste que sexuel) focalisera sur la relation avec une personne, relation amoureuse ou d’amitié, passion de la rencontre… Il sera à l’aise dans cette relation, mais sera désemparé s’il n’arrive pas à l’établir. Enfin, un sous-type social se développera volontiers dans les groupes, soucieux de prestige, de l’image qu’il projette. Expert des réseaux, il aura le risque de se diluer dans les relations ou d’être démuni quand il est seul. Tenter d’équilibrer la part des trois sous-types fait partie de la tentative de croissance intérieure que propose l’ennéagramme.

 Le sous-type colore le type et il y a des parentés fortes entre les différents types du même sous-type. Parfois on voit plus vite le sous-type d’une personne que son type, car le sous-type caractérise le centre instinctif, donc la manière d’agir d’une personne. Surtout, c’est à travers les préoccupations de son sous-type que l’on peut pointer avec le plus d’évidence sa passion dominante, prendre conscience des travers de son type et tenter d’y remédier.

 Avec les sous-types, ce ne sont pas moins de 27 profils qui sont décrits par l’ennéagramme: c’est la belle aventure du M3