L’ennéagramme

Graphique

 

 

L’ennéagramme (image à neuf points) est un outil de connaissance de soi semble-t-il extrêmement ancien, qui distingue neuf types de personnalités en fonction non pas de leurs comportements (comme c’est le cas de la PNL ou la caractérologie), mais de leur motivation profonde.

Ses origines sont très incertaines. On le rattache généralement à la connaissance de la pyché humaine des pères du désert.

L’ennéagramme tel qu’il a été redécouvert dans les années 60 par des psychiatres de la côte ouest américaine a immédiatement été réinvesti par l’école jésuite.

La tradition orale, à laquelle nous avons été formés, s’appuie sur l’expérimentation des panels, méthode inductive d’observation de soi et de témoignages croisés, dans un esprit de simplicité et d’humilité.

Chaque type se caractérise par  une orientation fondamentale, positive.

Mais, en réaction à une blessure originelle, chaque personne développe une peur fondamentale, qu’il cherche à éviter. Il reproduit alors un mécanisme de défense, dans lequel son ego s’enferme, et développe une passion dominante renouvelée inconsciemment et qui est différente selon les types.

Quand la personne arrive à se libérer de ce piège de l’ego, principalement par la conscience qu’elle en prend, elle peut enfin choisir de ne plus subir ses réflexes propres, mieux connaître ses talents, développer la vertu de son type, jusqu’à tendre à investir chacune des vertus du diagramme qu’elle possède en germe.

On le voit, loin d’être une boîte emprisonnant les personnes dans des types, l’ennéagramme a pour but de comprendre pourquoi nous nous retrouvons toujours dans les mêmes impasses par des comportements répétitifs, proposer des voies de progression et nous ouvrir à l’autre qui est… différent.

Notre expérience nous a montré que sa fécondité est multiple : outil de connaissance de soi d’abord, il peut aussi se révéler précieux au sein du couple, de la famille, dans le cadre professionnel, la vie de groupe ou communautaire.

L’ennéagramme touche au cœur de la personne et nous sommes très attentifs à certains points de déontologie dont les deux suivants :

  • On ne peut déterminer son type sans une introspection sérieuse qui passe notamment par un stage collectif – très interactif ; afin d’incarner ses découvertes, aborder l’outil autrement qu’intellectuellement et ouvrir son champ par l’accès à d’autres profils que le sien.
  • Seule la personne connaît son type, on ne peut jamais le connaître assurément si elle ne l’a pas elle-même validé et il est important qu’elle le découvre par elle-même, à son rythme et au moment favorable pour elle : à aucun moment, le type d’une personne ne peut lui être imposé.

Véritable outil de miséricorde, il peut s’articuler, sans confusion, à la vie chrétienne.

« Il faut aimer les gens comme ils sont, ou bien il faut renoncer à l’expérience même de l’amour. » disait le Père Bruckberger.

Et l’aventure commence par soi-même.