Citations

Croquis de Raphaël

Croquis de Raphaël

« Seigneur, que je me connaisse et que je te connaisse! » Saint Augustin

« Dieu [fait] à l’âme une grande miséricorde lorsqu’il lui permet de se connaître. » Sainte Thérèse d’Avila, Les Demeures

« Nul savoir, si étendu qu’il soit, ne permet d’atteindre à la plénitude de la sagesse, sans la connaissance de soi-même. » Saint Bernard de Clairvaux

Sainte Catherine de Sienne : « La connaissance d’elle-même et de Dieu […] était pour elle une même chose. » Elisabeth J. Lacelle, Préambule au Dialogue de Sainte Catherine de Sienne, Cerf, 1999, p. IV

« […] Catherine dit qu’une âme anxieuse d’un très grand désir de l’honneur de Dieu et du salut des âmes s’étant exercée à la vertu et habitant par habitude la cellule de la connaissance de soi, pour mieux connaître la bonté de Dieu même, cherche en aimant à suivre la vérité et à s’en revêtir. » ibid. p. XIX

« La connaissance de soi-même est le prix de la fidélité. » Abbé Huvelin, textes inédits réunis par M-T Lefèbvre ; coll. « Feuillets de vie spirituelle », n°45, Éditions Fleurus, Paris 1961, 13 mars 1876, p. 8

« Un trésor est en jeu. La toute première vérité à connaitre pour comprendre la détresse de Jésus et son appel à l’aide est la beauté de l’âme humaine. » Gilles Berceville, Marcel Van ou l’infinie pauvreté de l’amour, Éditions de l’Emmanuel/Les Amis de Van

« Une ascèse brutale, qui ne fait pas un effort d’intelligence, de compréhension, en prenant en considération ce qu’une saine anthropologie nous enseigne de la personne, pour discerner derrière les comportements erronés quels sont les besoins que nous cherchons plus ou moins consciemment à combler […] est vouée à l’échec. » Jacques Philippe, La Liberté intérieure, p. 132

« Saint Thomas nous dit que chaque fois que Dieu se sert d’une médiation supplémentaire, c’est toujours pour que la miséricorde aille plus loin, c’est pour une surabondance de miséricorde. » Père Marie-Dominique Philippe

SE CONNAITRE SOI-MEME : UN CHEMIN…

« La parole n’est pas encore sur ma langue, et voici, Yahvé, tu la sais toute entière; derrière et devant tu  m’enserres, tu as mis sur moi ta main. Prodige de savoir qui me dépasse, hauteur où je ne puis atteindre. C’est toi qui m’as formé les reins, qui m’as tissé au ventre de ma mère ; je te rends grâce pour tant de mystère : prodige que je suis, prodige de tes œuvres. Mon âme, tu la connais bien, mes os n’étaient point cachés de toi quand je fus fais dans le secret, brodé au profond de la terre. Je prends les ailes de l’aurore, je me loge au plus loin de la mer, même là, ta main me conduit, ta droite me saisit. Je dirai : que me couvre la ténèbre, que la lumière sur moi se fasse nuit, mais la ténèbre n’est point ténèbre devant toi et la nuit comme le jour illumine. Sonde-moi, ô Dieu, connais mon cœur, scrute-moi, connais mon souci ; vois que mon chemin ne soit pas fatal, conduis-moi sur le chemin de l’éternité. » Psaume 139

« Les vertus théologales [foi, espérance, charité] ont un rôle-clé dans la vie spirituelle parce qu’elles sont un lieu privilégié de collaboration entre notre liberté et la grâce divine. […] « Je vous ai créés sans vous, mais ne vous sauverai pas sans vous », disait le Seigneur à sainte Catherine de Sienne. » Jacques Philippe, La Liberté intérieure

… DE VIE INTERIEURE…

 « Revenons donc à notre château aux nombreuses demeures. Vous […] devez […] fixer votre regard au centre ; là se situe la salle, le palais, où réside le roi ; considérez le palmiste : avant qu’on atteigne sa partie comestible, plusieurs écorces entourent tout ce qu’il contient de savoureux. Ici, de même, de nombreuses salles sont autour de celle-là, et également au-dessus. Les choses de l’âme doivent toujours se considérer dans la plénitude, l’ampleur et la grandeur, on ne le dira jamais assez, elle est capable de beaucoup plus que ce que nous sommes capables de considérer, et le soleil qui est dans ce palais se communique à toutes ses parties. Il est très important que toute âme qui s’adonne à l’oraison, peu ou prou, ne soit ni traquée, ni opprimée. […] Oh ! s’il s’agit de la connaissance de soi ! Car elle est si nécessaire, (cherchez à me comprendre), même pour celles d’entre vous que le Seigneur a introduites dans la demeure où il se trouve Lui-même, que jamais, malgré votre élévation, vous ne pouvez mieux faire, et vous ne le pourriez pas, même si vous le vouliez ; car l’humilité travaille toujours à la façon dont l’abeille fait le miel dans la ruche, sinon tout est perdu ; mais considérons que l’abeille ne manque pas de sortir pour rapporter des fleurs ; ainsi fait l’âme, par la connaissance de soi ; […] Cherchez à mieux progresser dans l’humilité; et, ce me semble, jamais nous n’arriverons à nous connaître si nous ne cherchons pas à connaître Dieu […]. » Sainte Thérèse d’Avila, Le Château intérieur.

« Le Royaume des Cieux souffre violence et ce sont les violents qui s’en emparent (Mt 11,12). Cependant, si tu désires absolument trouver le paradis sur terre, cherche-le, non dans l’enceinte d’un monastère ni dans un ermitage au cœur d’une épaisse forêt, mais au-dedans de toi-même, en ton âme, car le Royaume de Dieu est au milieu de vous (Lc 17, 21). Si tu l’avais cherché en toi-même et si tu t’étais efforcée d’établir ce Royaume de Dieu en ton cœur, tu ne te plaindrais pas de tes sœurs comme étant la cause de tes épreuves et tentations. » Higoumène Thaïssia, Lettres à une novice sur les principales obligations de la vie monastique, trad. Sœur Svetlana Marchal, Éditions Synaxari, Thessalonique, Grèce, 1997

« Cette vérité à découvrir est le grand enjeu de la fréquente crise du milieu de vie : après s’être dépensé pendant des années dans l’activité, on se retrouve à cinquante ans dans un grand vide intérieur, car on a voulu exister dans le faire, en oubliant de prendre les moyens d’accueillir sa vraie et inaliénable identité, celle de l’enfant de Dieu, aimé non pour ce qu’il fait mais pour ce qu’il est. » Jacques Philippe, La Liberté intérieure, p. 149

 « Voici que tu étais au-dedans de moi et moi au-dehors […] Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi. » Saint Augustin

« Tu m’as fait pour toi Seigneur, et mon cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi. » Idem

«  Il y a bien en nous deux corps : un corps toujours prêt à bouger et à s’agiter, à dépenser ses forces de vie par la curiosité ou le mouvement du moi, le corps de la vie ; et un corps d’amour beaucoup plus délicat, plus faible, dont on ne peut prendre conscience que dans l’oraison et par l’oraison, qui est ce corps qui suit le rythme de l’amour. » Père Thomas Philippe, op, … des miettes pour tous, Éditions Saint-Paul, Paris 1984, p. 18

… QUI PASSE PAR LA RECONNAISSANCE DE SA FAIBLESSE…

« Si vous ne vous transformez pas pour devenir semblables aux petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. » Évangile selon Saint Matthieu, 18

« Le début de la croissance, c’est de commencer à accepter ses propres faiblesses. » Jean Vanier, La Communauté, lieu du pardon et de la fête, Fleurus, 1998, p. 133

« Le germe de lumière déposé en nous doit se développer en nous en dissipant les ténèbres. Il commence par les révéler. » Dom Guillerand, Écrits spirituels, T. I, p. 119

« Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera. Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie ?  » Évangile selon Saint Marc, 8

« Bien souvent, ce qui bloque l’action de la grâce divine dans nos vies, ce sont moins nos péchés ou nos erreurs que ces manques de consentement à notre faiblesse, tous ces refus plus ou moins conscients de ce que nous sommes ou de notre situation concrète. » Idem

« […] la vie psychique a ses limites et ses risques d’enfermement, d’autant plus qu’elle est marquée par une profonde tendance à protéger son identité et à assurer sa survie. Notre accès à toute la vérité et à la richesse du réel peut être empêchée par les limites et parfois les dysfonctionnements de ce complexe d’émotions et de représentations. […] Ce n’est jamais le réel qui nous emprisonne, ce sont nos représentations. » Jacques Philippe, Appelés à la vie, Éditions des Béatitudes, p. 22

« Face aux diverses situations, il arrive que nous ayons des réponses préfabriquées. […] Elles peuvent parfois sembler, à première vue, très spirituelles et très édifiantes, et n’être pourtant que la production psychologique de nos peurs, de nos perfectionnismes, des idées fausses que nous nous sommes faites concernant la volonté de Dieu. Pour prendre de la distance par rapport à cela et percevoir les vrais appels de l’Esprit, il est important d’apprendre à se connaître soi-même et de s’ouvrir à d’autres qui, souvent, y verront plus clair. » ibid. p. 85

« Beaucoup de conflits que nous avons avec les autres sont la projection de conflits que nous avons avec nous-mêmes. Je ne supporte pas les pauvretés des autres parce que je n’accepte pas les miennes. » ibid., p. 97

« Celui qui ne médite pas n’a pas le sentiment de sa misère, puisqu’il ne se connaît pas […]. L’oraison règle les affections et dirige vers Dieu nos actions. » Saint Bernard

« Bienheureux l’homme qui connaît sa propre faiblesse. Car cette connaissance est en lui le fondement, la racine, le principe de toute bonté. Quand un homme a appris et senti sa propre faiblesse, il concentre son âme hors de la vanité qui enténèbre la connaissance et il garde en lui un trésor de vigilance. Mais nul ne peut sentir sa propre faiblesse, s’il ne lui a pas été donné, si peu soit-il, d’être éprouvé par les peines du corps ou par celles de l’âme. Comparant alors sa faiblesse à l’aide de Dieu, il connaîtra la grandeur de cette aide. Par son grand désir du secours de Dieu, il approche Dieu en demeurant dans la prière. Et autant il approche Dieu par sa résolution, autant Dieu l’approche par ses dons, et il ne lui enlève pas sa grâce, à cause de sa grande humilité. Car un tel homme est comme la veuve qui ne cesse d’en appeler au juge pour qu’il lui rende justice contre son adversaire. Dieu compatissant retient les grâces, pour que cette réserve incite l’homme à approcher et à demeurer auprès de celui d’où coule son bien. » Isaac le Syrien, 21è discours ascétique

« La promesse de Jésus à cette femme [la Samaritaine] et à chacun de nous de devenir source de vie pour d’autres ne peut se réaliser que si nous sommes humbles, si nous reconnaissons notre pauvreté et nos failles, et si nous nous acceptons tels que nous sommes. Jésus invite cette femme et nous invite chacun à revisiter notre passé en vérité, pas simplement pour l’analyser ou nous y enfermer, mais pour être libérés de son emprise. Jésus touche la blessure intérieure de cette femme avec douceur et amour. […] Elle qui n’a plus confiance en sa propre valeur, voici que Jésus lui fait confiance. » Jean Vanier, Entrer dans le mystère de Jésus.

… ET DE SES DONS…

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux Cieux. » Matthieu, 5

« Utiliser son don, c’est construire la communauté. Ne pas être fidèle à son don, c’est nuire à toute la communauté et à chacun de ses membres. Il est donc important que chaque membre connaisse son don, l’exerce et se sente responsable de sa croissance ; qu’il soit reconnu dans son don par les autres et qu’il leur rende compte de l’utilisation qu’il en fait. » Jean Vanier, La Communauté, lieu de la fête et du pardon

« Souvent une existence est féconde par le côté qu’on serait porté à dédaigner. » Teilhard de Chardin, Lettre à Léontine Zanta, 20 mai 1924

… UN CERTAIN COMBAT…

« Le grand ennemi de la vie intérieure, c’est notre moi psychologique, si différent de notre moi moral, ce moi que sainte Catherine haïssait, comme d’ailleurs notre Seigneur lui-même dans l’Évangile. » Jacques Philippe, La Liberté intérieure, p. 135

« Le mal ne provient pas des circonstances extérieures, mais de la manière intérieure dont nous y réagissons. » ibid.

« Ce qui fait problème ce n’est pas la réalité (qui est foncièrement positive, même avec sa part de douleur), mais notre représentation de la réalité. » ibid p. 47

«  Pour être libre à l’égard de l’avenir comme à l’égard du passé, nous devons impérativement nous astreindre à un travail de « rééducation » de notre psychologie. […] prendre une grande distance avec nos élaborations imaginaires. » ibid p. 95

« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. » Psaume 24, 3

« Souffrir c’est apprendre à se connaitre. » Sainte Thérèse d’Avila, sa Vie par Marcelle Auclair

« Pour avancer, tes défenses sont des obstacles. Leur système trop bien construit te donne une contenance devant les hommes, mais t’empêche de recevoir de Dieu la brûlure de la vérité. » A.M. Besnard, Propos intempestifs sur la prière

« Étymologiquement le mot conversion (metanoïa en grec) signifie le changement (meta) de notre intelligence (noûs). Ce mot-ci est beaucoup plus que la faculté de comprendre, il désigne le siège de la volonté et de la réflexion, le lieu de la pensée et du sentiment. Fondamentalement, la conversion correspond à un décentrement radical, un changement de perspective. Il ne s’agit plus de savoir qui est Dieu pour moi, mais qui je suis devant Dieu. Et cela change tout. » Antoine Nouis, Lettre à mon gendre agnostique, pour lui expliquer la foi chrétienne, 2010, Labor et Fides, p. 73-74

« Les passions sont au cœur ce que les cordes sont à une harpe : il faut qu’elles soient ajustées pour que nous puissions dire : Je vous louerai sur la harpe (Ps 42,4). » Saint François de Sales, Introduction à la vie dévote

… UN JUSTE AMOUR DE SOI…

 « Un des besoins les plus profonds de l’homme est le besoin d’identité : j’ai besoin de savoir qui je suis, j’ai besoin d’exister à mes propres yeux et à ceux des autres. » Jacques Philippe, La Liberté intérieure

« Les phénomènes de sensibilité constituent la majeure et la plus intime partie de notre moi. » E. Neubert, La Vie d’union à Marie, Alsatia, 1956

« N’ayez pas peur de vous ! N’ayez pas peur de tout ce que vous êtes, dans votre réalité, dans la réalité qu’affronte chaque être humain, où Dieu plante sa tente pour habiter avec nous. » Jacques Philippe, La Liberté intérieure

« Nous ne pouvons vraiment aimer nos ennemis et tout ce qui est brisé en eux que si nous commençons à aimer ce qui est brisé en nous. » Jean Vanier, La Communauté, lieu du pardon et de la fête, Fleurus, 1998, p. 44

« Il s’agit d’offrir une intervention qui accepte le défi de maintenir le regard fixé sur la hauteur de l’appel de l’amour de Dieu (aspect de transcendance absolue), mais qui le fasse en réussissant à pénétrer dans cette profondeur de l’âme humaine, parce qu’elle dispose d’instruments d’interprétation et de libération vis-à-vis des blocages ou arrêts qui, éventuellement, font obstacle sur la voie d’une rencontre plus libre de la transcendance dans le dialogue avec Dieu. » Franco Imolda

… UN JUSTE AMOUR DU PROCHAIN…

« Il y en a beaucoup qui ne se connaissent pas eux-mêmes. Se connaître comme tout homme le devrait, n’est pas le propre de chacun. Et comment donc celui qui ne se connaît pas lui-même aimerait-il son prochain ? » Saint Augustin, Commentaire du psaume 118

« La non-acceptation de soi crée une tension intérieure, une insatisfaction, une frustration que nous reportons souvent sur les autres, qui deviennent les boucs émissaires de nos conflits intérieurs. » Jacques Philippe, La Liberté intérieure

« […] on a pas le droit de confondre quelqu’un avec la mal qu’il commet (c’est enfermer cette personne et perdre toute espérance à son sujet), ni d’identifier quelqu’un (surtout pas soi-même) avec le bien qu’il fait. »  ibid p. 151

« Et si, réellement, par faiblesse naturelle, une sœur te manifeste « peu de bienveillance », avant de l’en blâmer, scrute ton propre cœur et examine ton attitude envers elle. En scrutant ta conscience d’une manière attentive et impartiale, tu verras peut-être que tu as toi-même fourni un prétexte à une telle attitude de sa part, et que tu es donc entièrement coupable. » ibid.

« L’acte de charité parle d’aimer le prochain comme soi-même. Or, pour aimer il faut connaître. Donc, il faut se connaître pour aimer le prochain. » J. Senior

« Nous avons une tendance fortement enracinée à rechercher dans la relation à l’autre ce qui peut combler nos manques, les manques de notre enfance particulièrement. […] le sentiment de frustration décrit ci-dessus doit être radicalement révisé […] nous aide à ne pas attendre d’eux [des autres] un bonheur, une plénitude, un accomplissement que nous ne pouvons trouver qu’en Dieu. » Jacques Philippe, La Liberté intérieure, p. 72

« Il faut aimer les gens comme ils sont, ou bien il faut renoncer à l’expérience même de l’amour. » Père Bruckberger

… AVEC DOUCEUR, HUMILITÉ ET PATIENCE…

« Heureux les pauvres en esprit, le royaume des cieux est à eux. » Saint Matthieu, 5,3

« Nous devons donc reprendre notre cœur tout doucement et lui faire embrasser amoureusement tous les moyens propres à notre avancement, cherchant à nous doter de bonnes habitudes, pour paraître devant notre Époux céleste, et pour lui être agréable ». Saint François de Sales

« L’humilité est la vérité : je suis ce que je suis, non pas une construction artificielle, fragile et sans cesse menacée, mais ce que je suis aux yeux de Dieu, un enfant pauvre, qui n’a absolument rien, qui reçoit tout, mais qui est infiniment aimé et totalement libre, qui n’a rien à craindre, rien à perdre, car il a déjà tout acquis par avance de l’amour gratuit et bienveillant du Père, qui lui a dit un jour cette parole définitive : Tout ce qui est à moi est à toi. (Lc, 15, 31) » Jacques Philippe, La Liberté intérieure

« Se connaitre nous fait plier le genou, posture indispensable à l’amour, car la connaissance de Dieu engendre l’amour et la connaissance de soi engendre l’humilité. » Mère Teresa

« Seigneur, je n’ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ; je ne poursuis ni grand dessein, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un petit enfant contre sa mère. » Psaume 130

… POUR LE MONDE ENTIER…

« Une âme qui s’élève élève le monde. » Élisabeth Leseur

« J’unirai la lumière de ma divinité aux couleurs de votre humanité. » Le Christ à Catherine de Sienne

… AUJOURD’HUI

« Nous ne pouvons vraiment exercer notre liberté que dans l’instant présent. » Jacques Philippe, La Liberté intérieure, p. 85

« La seule révolution possible, c’est d’essayer de s’améliorer soi-même en espérant que les autres fassent la même démarche. Le monde ira mieux alors; crois-moi c’est le seul chemin. » Georges Brassens

« L’escalier de la perfection ne comporte en fait qu’une seule marche : celle que je franchis aujourd’hui. […] Et quel que soit le résultat de mes bonnes résolutions, réussite ou échec, le jour suivant, nouvel aujourd’hui qui m’est accordé par la patience divine, je recommence. Et ainsi de suite inlassablement, en ne cherchant pas à mesurer mes progrès ni à savoir où j’en suis. Sans me décourager de mes revers, sans me prévaloir de mes réussites, ne comptant pas sur mes propres forces mais seulement sur la fidélité du Seigneur. » ibid.

« Si nous étions toujours dans ce temps-là, nous laisserions beaucoup moins de prise au mal ! Le démon s’infiltre dans les temps vides, ou mal vécus, parce que nous refusons telle chose ou que nous recherchons telle autre avec avidité. »  ibid p. 101

 « Donne à tous les hommes l’ardent désir de te retrouver, de te rencontrer, t’écouter, te connaitre. Réveille nos consciences, et la lenteur de nos progrès. Élève nous au-dessus de toute ambition. » Marthe Robin

« Notre âme s’est échappée comme le passereau du filet du chasseur. Le filet s’est déchiré : nous étions libres ! » Psaume 123